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05/08/2026

Mardi de la 18e semaine du T.O.A

Homélie – Fête de saint Jean-Marie Vianney, patron des curés (4 aout 2026)

Jr 30, 1-2.12-15.18-22 ; Mt 15, 1-2.10-14

Chers frères et sœurs,

Aujourd'hui, toute l'Église célèbre saint Jean-Marie Vianney, le saint Curé d'Ars, patron de tous les curés du monde. est né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, en France. Il est issu d'une famille de paysans profondément croyante. Il a grandi pendant la Révolution française, une période où les prêtres étaient persécutés et où les messes étaient souvent célébrées en secret. Cette expérience a profondément marqué sa foi.

Célébrer sa fête, c'est une belle occasion non seulement de prier pour les prêtres, mais aussi de remercier le Seigneur pour tous ceux qu'il envoie comme pasteurs au milieu de son peuple.

Dans la première lecture, le prophète Jérémie annonce un message plein d'espérance. Le peuple est blessé, il souffre à cause de ses infidélités. Pourtant, Dieu ne l'abandonne pas. Il promet : « Je vais restaurer les tentes de Jacob... Vous serez mon peuple et je serai votre Dieu. » Notre Dieu est un Dieu qui relève, qui guérit et qui rassemble.

Cette mission de guérison, Jésus la continue aujourd'hui à travers son Église. Et parmi ceux qu'il appelle, il y a les prêtres. Le rôle d'un curé n'est pas seulement d'organiser la paroisse ou de célébrer les sacrements. Il est surtout appelé à être un signe de la tendresse de Dieu, à relever les découragés, à écouter, à pardonner et à conduire chacun vers le Christ.

Dans l'Évangile, Jésus rappelle quelque chose de très important : ce qui compte devant Dieu, ce n'est pas seulement les pratiques extérieures, mais la vérité du cœur. Les pharisiens s'attachent aux traditions, mais ils oublient parfois l'essentiel. Jésus nous invite à ne pas vivre une foi de façade, mais une foi qui transforme notre cœur.

C'est exactement ce que vivait saint Jean-Marie Vianney. Il n'était pas un grand savant. Il avait même eu beaucoup de difficultés dans ses études, surtout avec le latin qui était indispensable pour les études au séminaire à cette époque.  Il avait une mémoire limitée et peinait à suivre les cours de philosophie et de théologie. Plusieurs professeurs pensaient qu'il ne pourrait jamais devenir prêtre.

Mais il avait un cœur entièrement donné à Dieu. Il passait de 10 heures à 16 heures au confessionnal pour accueillir les pécheurs avec miséricorde.   Il priait beaucoup. Il visitait les malades. Il vivait simplement. Les gens venaient de très loin parce qu'ils voyaient en lui un homme qui aimait vraiment Dieu et qui aimait vraiment les personnes. On le surnommait « le Curé d'Ars ».

Après sa mort, le 4 août 1859, sa réputation de sainteté continua de grandir. Il fut canonisé en 1925 par Pie XI. Puis, en 1929, le même pape le proclama patron céleste de tous les curés de l'univers, parce qu'il est devenu le modèle du prêtre de paroisse : un pasteur proche de son peuple, entièrement consacré à la prière, à l'Eucharistie et au pardon des péchés.

Son exemple rappelle aussi aux prêtres une question importante : Est-ce que je conduis les personnes vers Jésus ou vers moi-même ? Est-ce que je suis un bon pasteur qui marche avec son peuple ?

Et nous, les fidèles, nous avons aussi une mission. Un prêtre ne peut pas porter seul toute la paroisse. Il a besoin de la prière, du soutien, de la collaboration et parfois même de la compréhension de ses paroissiens. Une paroisse devient vivante lorsque prêtres et laïcs marchent ensemble, avancent ensemble dans la même foi et le même amour.

En cette fête de saint Jean-Marie Vianney, prions spécialement pour tous les curés de notre diocèse et du monde entier. Demandons au Seigneur de leur donner un cœur humble, patient, rempli de charité et de courage. Prions aussi pour les jeunes afin qu'ils n'aient pas peur de répondre à l'appel du Seigneur si Dieu les appelle au sacerdoce.

Que saint Jean-Marie Vianney intercède pour chacun de nous, afin que notre foi ne soit pas seulement une belle apparence, mais une vraie rencontre avec Jésus, qui guérit nos blessures, renouvelle notre cœur et fait de nous son peuple. Amen. 

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