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26/01/2022

Mercredi de la 3e semaine du TOC

 

Saint Timothée et saint Tite, évêques (26/01)

ÉVANGILE : Mc 4,1-20

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un.» Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende!»

Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon

Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux- là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un

MÉDITATION :

Dimanche dernier nous célébrions la Parole de Dieu et quelques jours après, il nous est donné de méditer sur la parabole du semeur. Avec les explications du Christ, nous comprenons clairement que le semeur c’est Lui, la semence c’est la Parole de Dieu/l’Évangile/la Bonne Nouvelle. Cette semence est semée dans quatre terrains différents: le bord du chemin, le sol pierreux, le sol envahi par les mauvaises herbes et enfin la bonne terre. Ces terrains bons ou mauvais, c’est chacun de nous.

D’un côté, nous avons l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas.

Le deuxième terrain c’est celui qui manque de profondeur. Il a accueilli la Parole avec joie, mais un jour, tout s’arrête.

Le troisième terrain c’est celui qui est envahi par les mauvaises herbes. C’est quand nous nous laissons envahir par les soucis de la vie et la séduction des richesses. Nous avons là des pièges qui nous détournent de Dieu.  

Puis nous avons la bonne terre. Le grain peut y prendre racine et se développer. Cette terre c’est l’homme qui reste ouvert à la Parole de Dieu. Il s’en nourrit chaque jour et il la met en pratique dans toute sa vie. Sur un terrain favorable, elle ne peut que produire du fruit. Ces fruits, c’est la conversion, c’est la transformation de toute une vie. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : « Il a changé ma vie ». Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire. Mais comment être cette bonne terre ? Dans la première lecture de ce jour, Saint Paul apprécie la foi de Timothée en la qualifiant de « foi sincère », celle qui s’abandonne à Dieu, Lui fait confiance en toute chose et Lui obéit malgré tout. C’est ainsi que nous devenons de vrais disciples. Et le vrai disciple poursuit l’œuvre de son maitre.

Le Seigneur a raconté cette parabole du semeur afin de souligner la générosité de Dieu qui sème à tous les vents. Dieu ne cesse pas de nous parler par sa parole, par la bouche du Pape, des prêtres et diacres, de ses fidèles laïques… Il a confiance en nous et invite tout le monde à devenir de la bonne terre. Malgré tous les échecs, nous dit le Christ, la récolte sera bonne.

Le Seigneur m’invite en ce jour à revoir mon attitude envers sa Parole ainsi que le sentiment que je partage autour de moi. Est-ce que je sais transmettre la joie, l’espérance, l’unité et partager sans aucun préjugé et sans aucune rancœur ? Suis-je porteuse de la lumière de la Parole de Dieu pour illuminer mon milieu de vie ? 

Aujourd’hui, prenons un temps de silence (10-15 minutes) pour faire mémoire d’une Parole de Dieu qui nous a marqué ces derniers jours. Demandons à Dieu que cette Parole grandisse et fructifie dans nos vies.

Prions le Seigneur :

Merci, Seigneur, de semer en moi ta Parole avec générosité, sans crainte qu’elle ne se perde par le rythme parfois effréné de mes journées, par mon manque d’attention ou voire même par mon orgueil. Ma prière aujourd’hui est preuve de mon désir de te mettre au centre de ma vie et te laisser cultiver, enrichir et retourner la terre de mon cœur. Qu’à l’exemple de Marie qui gardait toutes ces choses en son cœur, je garde moi aussi aujourd’hui ta Parole dans ma vie.

25/01/2022

Fête de la Conversion de saint Paul, apôtre

 

ÉVANGILE : Marc 16, 15-18

En ce temps-là, Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien

MÉDITATION :

Aujourd'hui l'Église célèbre la fête de la Conversion de saint Paul, apôtre. Le court fragment de l'Évangile selon saint Marc recueille une partie du discours relatif à la mission octroyée par le Seigneur ressuscité. À l'exhortation à prêcher dans le monde entier s'ajoute l'affirmation que la foi et le baptême sont nécessaires au salut: « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné » (Mc 16,16). En outre, le Christ garantit à ses prédicateurs qu'ils recevront le pouvoir de faire des prodiges ou des miracles pour appuyer et confirmer leur prédication missionnaire (cf. Mc 17,18). Grande est la mission —« Allez dans le monde entier »- mais l'assistance du Seigneur ne fera pas défaut : « Et moi, je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20).

La collecte propre à la fête d'aujourd'hui nous dit: « Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l'Apôtre saint Paul dont nous célébrons aujourd'hui la conversion, accorde-nous d'aller vers toi en cherchant à lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de ton Évangile ». Cet Évangile que Dieu nous a donné de connaître et que tant et tant d'âmes désireraient posséder: nous avons la responsabilité de transmettre aussi loin que possible ce merveilleux patrimoine.

La Conversion de saint Paul est un grand événement: de persécuteur, il devient un converti, serviteur et défenseur de la cause du Christ. Bien souvent, peut-être, nous sommes des “persécuteurs”: comme saint Paul nous devons devenir des serviteurs et des défenseurs de Jésus-Christ.

Avec sainte Marie, reconnaissons que le Très-Haut nous a regardé et nous a choisis pour participer de la mission sacerdotale et rédemptrice de son divin Fils: Reine des apôtres (Regina apostolorum), prie pour nous! Rends-nous vaillants pour témoigner de notre foi chrétienne dans ce monde qui est le nôtre.

Prions le Seigneur :

Seigneur, comme saint Paul j’ai été touché par ton amour et j’ai entendu ton commandement d’aller de l’avant et de répandre la bonne nouvelle. Je renouvelle ma confiance en ton amitié, et je prends la résolution de faire tout ce que je peux pour apporter ton Evangile aux autres. Aide-moi à garder mon regard fixé sur toi.

24/01/2022

Lundi de la 3e Semaine du TOC

 

Saint François de Sales, évêque et docteur de l’Église

ÉVANGILE : Mc 3, 22-30

En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons.» Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours.» Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur

MÉDITATION :

Dans l’évangile de ce jour, la discussion que Jésus a avec les pharisiens, nous permet de faire un pas de plus et manifeste que le mal n’est pas seulement en nous par notre choix. Il est aussi l’œuvre du Malin, de Satan, de Belzébul. Le mal provient alors d’une cause extérieure à nous. Il se propage par toutes sortes d’artifices. Satan met à l’œuvre des forces mystérieuses qui s’en font les moteurs.

Jésus apparaît ici comme celui qui est capable de les reconnaitre. C’est pourquoi, il les dénonce et les confronte. Il est ainsi présenté par saint Marc comme le vainqueur de Satan. Jésus ne se contente pas de dénoncer le mal, il l’écrase par son action, par ses miracles.

Les pharisiens reconnaissent cette puissance à l’œuvre, mais ils se trompent de cible en l’attribuant à Satan lui-même. Jésus leur répond de façon adroite que ce ne peut être le cas car ainsi Satan travaillerait contre lui-même. « C’est par la puissance de Dieu que je fais toutes ces guérisons et ces libérations » dit Jésus.

Il y a une libération qui paraît quasi impossible à faire. Jésus l’appelle le « péché contre l’Esprit Saint ». De quoi s’agit-il?

On peut penser qu’il s’agit ici d’un choix de vie réfléchi qui ouvre la porte au mal de façon continue et sans remords. Un choix qui s’inscrit comme un refus conscient du salut. Voilà ce que serait le péché contre l’Esprit Saint.

Il est difficile d’aller plus loin, car cette phrase de Jésus reste mystérieuse. Elle se veut toutefois une mise en garde qui a un côté dramatique et une interpellation à enregistrer dans notre mémoire.

Bien sûr la miséricorde de Dieu ne souffre pas de limites, mais ici Jésus laisse entendre que cette miséricorde peut trouver un tel refus qu’elle cesse d’être active et laisse la personne à ses seules ressources humaines.

En terminant, retenons que le mal ne vient pas de Dieu. Les forces du mal se concrétisent dans l’action du Malin et de ses subordonnés. Mais elles restent sans effet si le sujet n’y donne pas son acquiescement.

Le parcours du mal se dessine dans la vie du monde et dans nos vies personnelles. Il est toujours là comme tapi derrière la porte, prêt à se manifester. C’est ce qui arrive trop souvent.

Dans la nouvelle version du Notre Père, on dit à Dieu « Ne nous laisse pas entrer en tentation » et non seulement « Ne nous soumets pas à la tentation ». Cette nuance met le doigt sur ce qui nous est nécessaire dans notre combat contre le mal : un discernement qui nous permet de reconnaître le mal lorsqu’il se pointe.

Je souhaite, en terminant, que Jésus soit toujours pour nous Celui vers qui nous nous tournons avec confiance. Et je vous invite à répéter souvent la prière ancienne dite Prière de Jésus « Jésus Christ. Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi pécheur ». Amen!

23/01/2022

Homélie pour le 3e Dimanche du TOC

 

HOMÉLIE POUR LE 3ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNÉE C

Dimanche de la Parole

Le 6ème jour de la Semaine de Priere pour l’’Unité des Chrétiens

23.01.2022

Frères et sœurs,

Nous célébrons en communion avec l’Église Universelle le 3ème Dimanche du Temps Ordinaire Année « C » et c’est providentiellement le Dimanche de la Parole de Dieu. L’Église en ce jour du Seigneur, nous invite à redécouvrir la splendeur de la Parole de Dieu, sa saveur et son caractère indispensable pour la vie du monde et de tout homme. La parole de Dieu, loin d’être là pour réduire l’homme à une vie d’esclave, pour l’asservir et lui donner de se soumettre à un dieu puissant et vengeur, est là bien au contraire pour relever l’homme, lui redonner le sourire, la joie de vivre et l’espérance à un lendemain meilleur avec Dieu.

Dans la première Lecture que nous avons écoutée, le Prophète Néhémie nous raconte l’histoire alléchante d’un peuple qui se rassemble le jour du Seigneur pour écouter la Parole de Dieu ; ceci aux premières heures du jour. Dans la magnifique narration de Néhémie on y perçoit une belle liturgie ; un rassemblement en un lieu, le port du livre de la Loi et à son ouverture tout le peuple se lève, la lecture de la Loi, l’interprétation par les lévites, les pleurs à l’écoute de la Parole et ensuite l’invitation à être dans la Joie. En regardant ce texte avec attention on peut se rendre compte qu’il voudrait redonner à l’homme trois choses : tout d’abord la soif de l’Écoute du Seigneur qui nous parle dans sa Parole, ensuite la sensibilité et l’ouverture du cœur à cette Parole et enfin la Joie qu’apporte la Bonne Nouvelle.

Si le livre de Néhémie décrit le contexte de proclamation de la Loi du Seigneur, l’évangile de Luc présente Jésus également une assemblée liturgique attentive avec les yeux rivés sur Jésus. Ils ont une certaine soif de l’entendre et Jésus ouvre le livre et fait la lecture du prophète Isaïe. Dans celui-ci, il est signifié le contenu de sa mission qui se veut : annonce de la Bonne Nouvelle. Et, cette mission commence et s’accomplit pleinement aujourd’hui.

Ici, ce ne sont plus les prêtres anciens qui font la lecture, ou les lévites qui en font l’interprétation. Mais c’est Jésus Lui-même qui nous parle.

Aujourd’hui, le même Christ voudrait nous apprendre à prier en ouvrant la Bible avec soin et en lisant les textes proposés pour ce dimanche. Il est indispensable que toute prière, tout témoignage et toute prédication s’appuient sur la Parole de Dieu. Il est heureux de constater que l’Écriture retrouve toute sa place dans la liturgie.

Encore de nos jours, le livre de la Parole de Dieu continue de rassembler. En ce temps de pandémie, cela est encore plus évident puisque les célébrations dans les églises de plusieurs pays sont soit très limitées soit même interdites. Ouvrons le livre de la Parole de Dieu chez nous ou avec des contacts par Zoom ou Facebook, par exemple ou dans des maisonnées virtuelles.

L’écoute de la Parole de Dieu n’est pas un acte solitaire mais une ouverture à la communion d’une part, avec Dieu qui parle et agit et, d’autre part, avec la communauté. C’est donc un acte communautaire, mieux ecclésial, car c’est l’Église qui écoute son Dieu. D’où l’appel à devenir une communauté qui se réalise et s’accomplit dans l’écoute de la Parole de Dieu.

C’est en écoutant la Parole de Dieu que la communauté se construit et prend conscience de son identité, de sa mission et de sa vocation d’apporter la libération au monde. L’écoute commune de la Parole de Dieu génère l’écoute mutuelle des membres de la communauté. En tant que « Corps du Christ », la communauté a besoin de se mettre sans cesse à l’écoute de ses membres en chemin pour une réponse de foi.

La Parole de Dieu est là pour nous rendre riche de la vie de Dieu, nous délier des liens du péché qui nous enchaine et nous retient captif, nous ouvrir les yeux trop souvent fermé sur nous-même et nous empêche de contempler la création et l’amour de Dieu. Elle est là pour nous faire enfin sortir de nos prisons, de nos égoïsmes, de nos peurs. La Parole de Dieu est là pour nous aider à briser les barrières de haines qui nous séparent. La Parole de Dieu vise à faire de nous des frères, un seul peuple, un seul corps en Jésus Christ Verbe incarné de Dieu. En lui, plus de différence entre nous, il n’y a plus ni juifs, ni païens. Il n’y a que les Fils de Dieu, rassemblés en un seul Corps. Tous en Jésus nous sommes frères.

La Bonne Nouvelle est toujours une bénédiction de Dieu pour son peuple, une bénédiction qui cherche à investir le cœur et la vie de l’homme pour être parlée et vécue par lui. Cela requiert un effort de libération personnelle pour devenir, à travers chacune de nos vies, lieu d’accomplissement de cette Parole, en continuant la mission d’amour du Christ dans le monde.

Frères et sœurs,

Prions durant la Messe afin que le Seigneur dispose d’avantage nos cœurs à l’Écoute de sa Parole, qu’elle guide nos vies et nous prépare à la grande rencontre avec Lui dans le Ciel. Amen.

22/01/2022

Samedi de la 2e Semaine du TOC

 

ÉVANGILE : Marc 3, 20-21

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête.»

MÉDITATION :

Il y a dans le vrai amour, toujours un peu de folie. Et cette folie s’exprime par le fait de s’oublier, parce qu’oubliant de se servir avant de servir ceux qu’on aime. La folie du vrai amour est le fait de ne vivre que pour ceux qu’on aime. La folie du vrai amour est le fait d’aimer les autres sans se laisser limiter par les frontières de nos intérêts égoïstes. La folie du vrai amour enfin, c’est d’aimer et de servir en dépassant la petite sphère familiale, c’est donner à son amour une dimension universelle.

Tel est l’amour dont le Christ nous aime. Le passage de l’Évangile de ce jour nous montre l’amour fou de Jésus pour les hommes. Il s’occupe des autres au point de s’oublier, et d’oublier sa famille biologique. Il sert les autres au point d’oublier de manger.  Il met ainsi en pratique ces différentes paroles: « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jean4, 34) ; « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête.» (Luc 9, 58)

Être disciple de Jésus, c’est accepter de donner un peu de folie à notre amour, c’est-à-dire, dilater toujours d’avantage notre cœur afin qu’il soit capable d’aimer et d’aimer toujours plus, d’aimer et de prioriser le bien des autres. Être disciple du Christ, c’est accepter de trouver sa joie, son épanouissement, dans le service gratuit des autres.

Plus on aime universellement, plus on est joyeux, mais plus on aime sélectivement, plus on s’attriste. Lorsqu’on vit pour aimer les autres, on vit dans un espace plus grand, on est plus libre, on respire mieux et on est plus épanoui, mais lorsqu’on vit pour s’aimer soi-même ou s’aimer à travers les autres, on rétrécit progressivement son espace de vie et on devient malheureux, triste, parce qu’on s’enferme, s’emprisonne et perd la liberté et la joie. L’enfer c’est en fait la condamnation à ne vivre que dans la sphère de son propre égo.

Alors de quel côté nous situons-nous ? Examinons notre manière d’aimer. Qu’est-ce qui est prioritaire pour nous, notre bien-être d’abord ou celui de ceux qu’on aime. Pouvons-nous nous sacrifier pour les autres ? Combien de relations avons-nous rompu pour la simple raison de ne s’être pas senti aimé ? Le mal est que lorsqu’on n’apprend pas à donner de l’amour, on risquerait à un moment donné de ne plus savoir le recevoir des autres. Dans nos relations avec les autres, sommes-nous des attentistes d’affection ou des donneurs d’affections, sommes-nous des serviteurs ou des maîtres ?

Prions beaucoup pour que Jésus nous contamine suffisamment, aujourd’hui et à jamais, de sa folie d’aimer et de servir les autres : Dieu notre Père, tu nous as envoyé l’Amour même, Jésus-Christ, pour qu’à travers ses faits et gestes, nous puissions toujours faire reculer les frontières de notre capacité à aimer. Par son Amour pour nous, brise nos égoïsmes, afin que nous aimions au point de trouver notre nourriture dans l’amour et le service gratuit des autres. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

21/01/2022

Vendredi de la 2e semaine du TOC

 

Sainte Agnès, vierge et martyre

ÉVANGILE : Mc 3,13-19

En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

MÉDITATION :

Aujourd’hui le texte de l’évangile nous présente le Seigneur qui choisit ses disciples. Du haut de la montagne, il appelle chacun par son nom et les disciples viennent à lui tout simplement sans aucune réticence. Notre méditation portera sur la docilité des disciples de Jésus qui ont accepté de tout laisser pour être entièrement des instruments du Seigneur.

En effet chaque disciple avait une famille, des amis, un travail et une vie bien constituée quand le Seigneur l’appelle. Ils ont dû laisser beaucoup pour suivre Jésus mais ils savaient qu’auprès du Seigneur ils seraient plus utiles à leur entourage et à l’humanité. Ils avaient compris que le Seigneur avait besoin d’eux pour faire sa mission sur terre et avaient accepté d’être ses mains et ses pieds sur toute la terre.

Aujourd’hui encore, le Seigneur a besoin de chacun d’entre nous, chacun est appelé et au quotidien Jésus veut que nous soyons des canaux par qui ils passent pour faire du bien, pour agir dans la vie des autres, mais sommes-nous disponibles? Est-ce que nous acceptons que le Seigneur change notre programme, que le Seigneur gère notre argent, notre temps, notre intelligence? Est-ce que le Seigneur peut passer par nous pour consoler un affligé lorsque celui-ci en a besoin? Peut-il compter sur nous pour prier jour et nuit pour un malade qui en a besoin? Le Seigneur peut-il passer par nous pour nourrir les affamés, pour donner aux pauvres l’accès à l’éducation?

Le Seigneur est le même hier, aujourd’hui et maintenant, il n’a pas changé. Ce qu’il a fait hier à travers les disciples, il peut le faire encore à travers nous si nous acceptons de nous soumettre entièrement à lui. Le vrai disciple laisse l’Esprit de Dieu le conduire, il sait que la vie chrétienne est sans repos et qu’à chaque moment il doit être prêt à prêter son corps à Jésus pour agir ici ou là pour le bien de l’autre.

Alors revenons en nous-mêmes. Quel genre de disciples sommes-nous? Sommes-nous dociles ou plutôt raides? Sommes-nous prêts comme les disciples à être entièrement à la disposition du Seigneur en actes et pas seulement en paroles?

Prions le Seigneur :

Seigneur, merci parce que tu acceptes de nous associer à ta mission. Tu veux faire de nous tes disciples, tes amis, tes porte-paroles sur la terre! Pardonne-nous de nos réticences, nos raideurs lorsque tu nous appelles au quotidien à faire le bien. Donne-nous la docilité des apôtres, des vrais disciples qui se laissent entièrement utiliser par toi.

20/01/2022

Jeudi de la 2e semaine du TOC

 

ÉVANGILE : Mc 3,7-12

En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

MÉDITATION :

Chaque année, notre Eglise consacre une semaine du 18 au 25 janvier à la prière pour l’unité des chrétiens. Je crois important que nous réfléchissions ensemble un moment à ce que signifie la semaine de prière et de réflexion pour l’unité des chrétiens et que nous en tirions quelques fruits pour votre vie paroissiale.

L’institution de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens nous rappelle qu’être chrétien, c’est d’abord et avant tout appartenir au Christ qui, dans sa mort et sa résurrection, rassemble ses disciples en une seule famille devant le Père.

La célébration annuelle de cette semaine nous invite à la patience, à la persévérance et à la supplication. Ainsi, nous devons chacun entrer dans une relation plus vivante au Christ par la prière, les sacrements, l’écoute et la méditation de sa Parole.

Cette semaine de prière est aussi une occasion idéale pour réfléchir à notre propre attachement à l’Église. Est-ce que par notre attitude les gens qui nous entourent sentent chez nous un amour réel de l’Église, un attachement à sa Tradition, un souci affectueux pour ses difficultés, une solidarité avec les défis auxquels elle doit faire face, ou profitons-nous de la moindre occasion pour la critiquer? C’est le bienheureux pape Paul VI qui disait : « On ne peut aimer le Christ si l’on n’aime pas l’Église ».

Mais tout cela ne sert à rien si nous ne commençons pas par vivre notre vie paroissiale comme une fraternité. Une paroisse n’est pas un poste de distribution des sacrements et d’organisation de l’Eucharistie. Une paroisse est une communauté convoquée par le Christ pour que les uns et les autres se reconnaissent comme frères et sœurs dans le Christ, si différents soient-ils, et vivent de cette fraternité dans tous les domaines de leur existence. Il n’y a pas de sens à nous lamenter de la division des Églises si nous ne savons pas exprimer notre fraternité sacramentelle par des gestes simples de la vie quotidienne : une attention réciproque, l’écoute accordée à ceux que l’on rencontre, un sourire… Et cette fraternité vécue entre chrétiens s’élargit à tous les hommes et toutes les femmes que nous croisons (rencontrons). Si nous célébrons la Messe chaque dimanche, c’est parce que nous sommes unis par le Seigneur, membres de l’unique famille de Dieu qui fait monter vers le Père sa prière, sa louange et sa supplication. C’est pour que l’Eucharistie nous unisse les uns aux autres dans un unique amour. Nous ne pouvons-nous résigner à ce que les paroisses soient des lieux d’indifférence, d’ignorance mutuelle. Tout ce que vous faites ensemble en matière de communion, de connaissance mutuelle, de rencontre, de fraternité, tout cela est bon et doit être encouragé et approfondi. Chaque paroisse doit vivre de l’amour de Dieu et du prochain dans le quartier, dans le village où elle se trouve et en être un signe éclatant.

Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons « beaucoup de gens, venus de la Galilée » et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, « un seul Esprit pour former un seul corps » (1 Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Que cette semaine vous donne d’être toujours mieux conscients de former une même famille de Dieu ; qu’ils renouvellent votre désir de vivre dans l’unité les uns avec les autres, et que cette semaine de prière et de réflexion pour l’unité des chrétiens ravive votre aspiration vers l’unité de l’Église.

Prière sans se lasser. Voilà ce qu’il convient d’avoir présent à l'esprit, durant cette Semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

L’unité de tous les baptisés se fera dans la mesure où chacun de nous touchera le Cœur du Christ et s’identifiera à Lui. Dans la mesure où nous aurons une réelle intimité avec Lui.

Demandons à Marie, la Mère de Jésus, qui, pour toujours, ne fait qu'un seul Corps avec son Fils, de faire de nous de vrais témoins du Christ et de son Église, pour le Salut du monde et sa Résurrection éternelle ! Amen.