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15/10/2021

Samedi de la 28e Semaine du TOB

 

Sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge (16/10)

ÉVANGILE : Lc 12,8-12

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous ne vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire

MÉDITATION :

Dans l’évangile que nous venons d’entendre, nous apprenons comment Jésus encourage ses disciples à parler de lui et à ne pas avoir honte de prononcer son nom. Jésus nous demande aujourd’hui d’attester devant les hommes que nous sommes ses disciples.

Dans le monde d’aujourd’hui, nous savons tous qu’il n’est pas facile de prononcer son nom, qu’il n’est pas facile d’attester que nous sommes chrétiens et de l’exprimer ouvertement. Il n’est pas toujours facile d’affirmer sa foi en famille, dans les établissements scolaires, dans le milieu professionnel, dans la vie associative ou dans les engagements de la vie politique ou économique. 

Aujourd’hui, Jésus a besoin de nous pour manifester sa présence. Nous sentons nos limites, nos fragilités, nos manques. Il ne faut pas avoir honte d’être chrétien, redit souvent le pape François : « ...Il ne faut pas avoir peur, car Jésus ne nous abandonne jamais.  L’Esprit saint nous enseignera ce qu’il faudra dire. Impossible d’être plus clair que cela.» Nous sommes des ambassadeurs (2 Co 5,18), des envoyés pour confesser Jésus. Est-ce que j’ai souvenir de la dernière fois où j’ai exprimé à mes enfants, à mon entourage, ma joie d’être chrétien ? Mes collègues de travail savent-ils que je suis croyant et pratiquant ? Il n’y a pas pire manière de renier Jésus-Christ que d’avoir honte de témoigner que Jésus est important pour moi.

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus veut aussi nous dire qu’il nous est impossible de nous déclarer chrétiens sans le secours de l’Esprit Saint, car c’est lui qui nous fait appeler Dieu « Abba, Père » (Ga 4,6), à travers des gémissements ineffables (Rm 8,26). Cependant nous nous déclarons chrétiens en menant une vie de débauche contraire à l’Esprit, nous sommes des menteurs, pire, nous blasphémons l’Esprit et ce péché nous sera compté.

Quiconque agit sans l’Esprit ne rend pas témoignage au Fils de Dieu, car seul l’Esprit est capable de nous enseigner et de nous aider à garder ce que nous a transmis Jésus. Lui seul rend notre témoignage authentique. Toutefois, pour que l’Esprit parle en moi, il faut que je sois disposé à l’accueillir et à l’écouter. Je dois le désirer et l’appeler pour qu’il vienne et prenne possession de moi.

En ce jour, Jésus désire profondément que nous accueillions l’Esprit Saint comme l’a accompli la Vierge Marie sa Mère, restée fidèle jusqu’au bout. Marie peut nous aider à rester fidèle à chaque instant à la Parole de son Fils, pour que notre vie soit en accord avec la sienne afin de vivre en chrétien et de consoler le Cœur de Jésus. Il nous invite aussi à nous abandonner comme Marie, à lui faire confiance. Si nous nous laissons faire par Jésus, si nous lui donnons de la place dans notre vie, alors il nous assistera par le don de son Esprit Saint. Jésus et l’Esprit Saint nous sont offerts pour répondre à l’appel de Dieu et être témoins de son amour.

Prions le Seigneur :

Seigneur Dieu, toi qui aimes tous les hommes et ne veut en perdre aucun, rends nos cœurs sensibles aux appels de l’Esprit, qu’en l’écoutant sans cesse, nous rendions témoignage à ton Fils Jésus-Christ qui nous a révélé ton vrai visage.  Lui qui règne maintenant et pour les siècles des siècles.

Marie, priez pour moi et soyez mon modèle pour suivre et aimer Jésus.

Vendredi de la 28e Semaine du TOB

 

Sainte Thérèse d'Avila, vierge et docteur de l'Église (15/10)

Prière d’introduction :

Père, j’espère en toi. Je sais que tu m’aimes et que tu veux mon bonheur. Aide-moi à trouver le réconfort et le courage dans ton amour inconditionnel pour moi. Seigneur Jésus, purifie mon coeur. Aide-moi à vivre dans la charité et à croire toujours à la puissance de ta grâce.

ÉVANGILE : Lc 12,1-7

En ce temps-là, comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous. Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu. À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux.»

MÉDITATION :

Aujourd’hui encore, le Seigneur manifeste sa bonté à notre égard à travers sa Parole de vie qui, une fois de plus, attire notre attention sur la nécessité de se conduire selon les exigences de Dieu afin d’avoir part au salut qu’Il offre à toute l’humanité. Cette exigence transparait clairement dans l’extrait de l’évangile selon Saint Luc que la Sainte Église, notre Mère, nous propose en ce jour comme nourriture pour notre foi.

1. « Pas un seul moineau n’est oublié au regard de Dieu.» Cette phrase ne nous parle pas d’écologie, mais bien de l’immense préoccupation de notre Dieu pour sa création. Il n’est pas un Dieu, comme disait les philosophes des Lumières, qui aurait créé le monde avant de l’abandonner à ses lois physiques et répétitives. Au contraire, il prend soin de chaque moineau, de chaque créature, de tout ce qu’il a tiré du néant. Moi aussi, je suis constamment dans sa pensée. Il a un regard particulier pour moi, un regard de tendresse, de bonté, de paix, posé sur moi en chaque instant de ma vie. C’est ce regard de Dieu qui me maintient dans l’existence, qui me donne la force de vivre. En effet, qui pourrait vivre en dehors de Dieu ?

2. « Craignez celui qui (…) a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne.» Cette phrase semble contredire le point précédent. De qui s’agit-il, en effet, sinon de Dieu ? Personne sur terre ou dans le ciel n’a le pouvoir de nous envoyer en enfer, sinon Dieu lui-même… Toutefois, même s’il est vrai que Dieu peut nous faire périr éternellement, il ne le fera jamais de sa propre volonté, parce qu’il a laissé la liberté de condamner ou de sauver à quelqu’un d’autre : nous-mêmes ! En nous créant libres – contrairement aux moineaux – Dieu nous a remis le pouvoir de choisir la vie ou la mort, de l’aimer ou de le refuser, de suivre ses commandements ou de suivre nos propres désirs et caprices. Voilà qui nous devons craindre, et demandons au Seigneur avec insistance, comme le prêtre le fait juste avant la communion : « Ne permet pas que je sois séparé de toi.»

3. « Soyez sans crainte.» À nouveau, l’Évangile fait un virage à 180 degrés. Après nous avoir recommandé la crainte, le Seigneur nous dit de ne plus craindre et il en expose la raison : « Vous valez plus qu’une multitude de moineaux.» Comment en effet penser que Dieu, si bon, qui veille sur ses oiseaux, laissera  l’une de ses créatures chéries – pour laquelle son Fils a donné son sang – choisir le péché et se laisse entraîner vers la mort éternelle ? Nous savons bien en effet que nous sommes faibles, et que nous péchons souvent, parfois même un peu contre notre désir profond. Dieu le sait aussi et il est là pour nous soutenir de sa grâce, pour mettre sur notre chemin les occasions, les personnes qui nous permettent de nous rapprocher de lui. Ayons donc une grande confiance en la délicatesse de la main de Dieu qui, tout en maintenant notre liberté, nous conduit avec patience sur le chemin de la vie.

4. En ce 15 octobre 2021, l'Église célèbre Sainte Thérèse d'Avila vierge, l'une des mystiques, dont les écrits révèlent qu'elle fût la première femme à recevoir le titre de docteur de l'Église (1970).

En effet, sainte Thérèse est le modèle par excellence qui, toute sa vie durant, contemplait sans cesse le Christ dans toute sa beauté mystique et spirituelle. Elle n'avait qu'un seul désir ardent : celui de "souffrir ou mourir" pour Jésus. Elle trouvait toujours dans la priere la joie de la la découverte de l’amour de Dieu, qui pousse par conséquent à s’aimer les uns les autres. 

Prions le Seigneur :

Ô Père, toi qui me regardes avec amour, je crois que tu veilles sur moi. Je crains parfois ma faiblesse, mes mauvais penchants. Soutiens-moi de ta force ! Ne me laisse pas seul car ma liberté n’est pas assez forte pour choisir le bien. Donne-moi ta grâce, qui m’aide à t’aimer, à suivre ta volonté, à vivre selon l’Esprit du Christ ton Fils.


14/10/2021

Jeudi de la 28e Semaine du TOB

 

Saint Callixte 1er, pape et martyr

Prière d’introduction :

Père, un autre matin de prière ! Je suis reconnaissant de cette d’occasion d’être avec toi. Accepte mon effort comme offrande pour le monde entier. Seigneur Jésus, enseigne-moi la fidélité à la vérité.

ÉVANGILE : Lc 11,47-54

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisqu’eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.

Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés.» Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

MÉDITATION :

Depuis trois jours, nous écoutons Jésus parler avec et des pharisiens par des mots assez frappants et choquants. Aujourd’hui, Jésus nous parle encore, il nous offre l’évangile de vie. Il nous avertit sur un comportement que nous avons souvent : « tuer les prophètes » de nos vies et nous fermer ainsi à la parole de Dieu.

Jésus est très en colère en s’adressant aux docteurs de la loi, comme on peut le ressentir dans ses propos. Il est très dur en les accusant d’avoir tué les prophètes et de continuer à le faire. Les prophètes ce sont les envoyés de Dieu, qui annoncent la parole du Seigneur et disent la vérité pour pousser le peuple à un changement.

Mais aujourd’hui dans nos vies, qui sont les prophètes? Les prophètes sont bien sûr d’abord les prêtres qui nous annoncent l’évangile chaque dimanche et nous invitent à la conversion. Mais dans un sens élargi, les prophètes ce sont toutes les voix que Dieu utilisent pour nous parler : notre conscience, des personnes autour de nous qui nous disent la vérité sur nous même, la parole de Dieu.

Souvent, malheureusement, nous avons tendance à « tuer » ces voix. Nous n’accueillons pas le message qu’ils nous apportent, nous trouvons des justificatifs pour le rejeter. Cela est très visible par exemple lorsqu’on nous fait des reproches et que nous savons qu’ils sont vrais. Au lieu d’écouter, d’accepter et de s’engager dans une voie de transformation, généralement nous résistons, nous agressons la personne qui nous parle, nous nous justifions.

Ne pas faire ce que le prêtre nous dit, ou ce que la parole de Dieu nous invite à faire, c’est aussi d’une certaine façon tuer leurs messages en nous. De la même façon si nous rejetons les avertissements de notre conscience éclairée par l’Esprit Saint, nous la tuons progressivement en nous. Qui nous sauvera, si nous refusons de changer, si nous tuons les voix de Dieu en nous et autour de nous ?

Méditons donc sur notre comportement. Quelle est notre attitude face à ses divers « prophètes de Dieu » ? Est-ce que nous accueillons le message et nous le mettons en pratique, ou nous rejetons, justifions, ignorons et en faisons à notre tête ? Le but de Dieu est de nous sauver, il nous sauve seulement si nous coopérons à l’œuvre du salut, si nous disons « oui », alors aujourd’hui décidons de nous humilier devant la parole de Dieu, la vérité qu’il nous envoie et laissons-la nous transformer ! Soyons ouvert à la voix de notre conscience éclairée par l’Esprit Saint et faisons ce qu’elle nous demande.

Prions le Seigneur :

Père d’amour et de grâce, merci pour les différents « prophètes » que tu envoies dans nos vies. Donne-nous d’accueillir ses messages que tu nous envoies et de les laisser nous convertir davantage afin que nous soyons de plus en plus semblables à toi.

13/10/2021

Mecredi de la 28e Semaine du TOB

Prière d'introduction :

Père, merci de me donner ce temps de prière. Je t’adore parce que tu es mon créateur et le but de toute mon existence. Envoie ton Esprit Saint pour m’éclairer et pour renforcer ma volonté. Aide-moi à t’aimer pardessus toutes choses !

ÉVANGILE : Lc 11,42-46

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir

Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes.» Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt

MÉDITATION :

Hier Jésus nous exhortait déjà sur la nécessité d’avoir l’amour pour fondement de chaque acte. Aujourd’hui dans son Évangile, Jésus nous montre que la vraie source du malheur, c’est l’absence d’amour dans ce que nous faisons, l’absence d’amour comme motivation première.

Ainsi, il critique les pharisiens qui respectent la loi sans en comprendre le sens profond. Toutes les règles de l’église doivent nous pousser à l’amour, l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Ils respectent la loi et pourtant leur cœur est plein de méchanceté, de pensées impures de toutes sortes. Ils oubliaient comme nous que Dieu juge le cœur et non l’apparence, il se laisse séduire par notre vie intérieure et non notre paraître.

C’est pourquoi Jésus nous enseigne à agir non pas pour attirer l’attention, mais pour répondre à la volonté de Dieu et sa volonté c’est que nous l’aimions plus que tout et aimions notre prochain comme nous-mêmes. Aimer Dieu c’est rechercher en toute chose sa gloire ; aimer l’autre c’est l’accepter sans le juger, c’est être juste envers lui, compatir à ses peines et savoir se mettre à sa place. Parce que, oui, la peine est inhérente à la vie humaine mais celle qui mérite d’être supportée est celle qui mène au salut.  Par conséquent, il faut non seulement éviter de faire souffrir l’autre mais aussi éviter de prendre sur nous des fardeaux inutiles et très lourds. Car Jésus lui-même nous dit que son joug est facile à porter et son fardeau est léger, contrairement à celui des hommes.

Le Christ m’invite aujourd’hui à reconsidérer ce que je regarde comme un malheur dans ma vie et à le juger du point de vue de sa volonté et de la charité. Le vrai malheur, c’est de ne pas aimer. Il veut me faire comprendre que rien de ce qui est fait par amour pour lui et pour le prochain ne saurait me rendre malheureux (se) ; le malheur vient de l’égoïsme, de l’injustice, de la vaine gloire. Il me faut pour y arriver, il me faut face à chaque situation ou décision me demander en quoi cela rejoint la volonté de Dieu, en quoi cela me fait grandir dans l’amour.

Prions le Seigneur :

Seigneur, apprends-nous à vivre de l’intérieur ce que nos lèvres proclament et ce que nos gestes manifestent. Purifie l’intérieur de notre coeur pour que progressivement son extérieur se purifie à son tour. Convertis-nous, Seigneur. Que nous puissions t’aimer ainsi que nos frères en humanité toujours plus librement !

12/10/2021

Mardi de la 28e Semaine du TOB

 

Prière d’introduction :

Seigneur Jésus, je crois que tu es vraiment présent avec moi ici et maintenant. Ta présence est un don que tu me fais à tout moment. Merci d’être présent par ta parole, dans l’eucharistie et dans mon cœur, par le moyen de la grâce. Tu es mon Seigneur, mon Berger. Empêche-moi de m’égarer à cause du péché de l’hypocrisie. Guide mes pas afin que je te suive toujours avec sincérité. Amen.

ÉVANGILE : Lc 11,37-41

Pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place. Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous

MÉDITATION :

Comme dans d’autres passages de l’Évangile, dans l’évangile d’aujourd’hui Jésus cherche à montrer l’inutilité et la fausseté d’une religion purement extérieure, qui n’est pas l’expression d’une relation d’amour avec Dieu.

Un pharisien invite Jésus à venir prendre le repas du midi chez lui, car il a entendu Jésus parler à la foule. L’invitation du pharisien ne semble pas provenir d’une intention malveillante.

Or Jésus se met à table sans faire d’ablutions, c’est-à-dire qu’il ne se lave pas les mains : il n’accomplit donc pas la pratique que les juifs pieux suivent fidèlement. C’est pour cette raison que le pharisien manifeste son étonnement.

Notons bien que la norme rituelle de l'ablution n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins. Les ablutions sont une purification des contacts qui rendent quelqu’un impropre au culte. Après tout, Jésus vient d’être en contact avec la foule et il a même guéri un démoniaque.

Si les hommes regardent l’apparence, le Seigneur regarde le cœur (1 Sam 16,7). Jésus profite de cette occasion pour leur montrer leur erreur : « Vous pharisiens, vous nettoyez l’extérieur du verre et de l’assiette, mais votre intérieur est plein de cupidité et de méchanceté ». Il les invite à une purification totale ou plutôt à une conversion, car le désir de Dieu c’est d’entrer dans le cœur de l’homme pour le purifier de l’intérieur. Cette purification consiste en reconnaître le Christ comme le Messie et le Sauveur.

Il veut aussi attirer l’attention du pharisien sur l’essentiel : l’amour. L’amour qui se manifeste par le don de soi et par le service du prochain. C’est pourquoi il conseille au Pharisien : « Donnez en aumônes ce que vous avez et alors tout sera pur pour vous.» Pourquoi Jésus dit-il comme cela ? Parce que la foi chrétienne n’a de sens que si elle permet que nous soyons transformés de l’intérieur, si notre être ne devient qu’amour, si notre plus grand désir et notre premier objectif est de servir le Seigneur en servant l’humanité. Aller à la messe n’a de sens que si après nous sommes capables de refuser de tirer profit des autres, si nous acceptons de pardonner à notre prochain, si nous pouvons partager notre repas avec notre voisin qui a faim, si nous sommes capables de faire passer les intérêts des autres avant les nôtres.

Jésus dans cet évangile est un exemple de ce qu’il prêche. Il accepte d’entrer dans la maison d’un pharisien et d’y prendre son repas, alors que les pharisiens le persécutent beaucoup et recherchent sa mort. Il est capable d’aller au-delà de leur haine, de leur méchanceté et de leur donner de l’amour gratuitement.

Revenons donc en nous-mêmes. Est-ce que notre foi est visible par notre vie ? Est-ce qu’au travers de notre vie, de notre comportement, on peut constater notre foi chrétienne ? Quels sont les obstacles à notre véritable conversion intérieure ?

Dans la connaissance de notre propre fragilité nous nous efforcerons aujourd’hui de parler et d’agir en accord parfait avec notre pensée, éclairée par notre foi. Faisons un acte d’aumône à quelqu’un de notre entourage. On pourra par exemple offrir quelque chose de matériel, ou encore appeler cette personne, ou rendre visite à quelqu’un à qui nous n’avons pas rendu visite depuis longtemps.

Prions le Seigneur :

Seigneur merci infiniment pour la grâce de ta parole ce matin. Oui Seigneur, souvent nous sommes plus attachés à la forme qu’au fond, nous sommes plus forme que fond. Nous sommes des chrétiens parfaits de l’extérieur alors qu’à l’intérieur de nous beaucoup d’impuretés demeurent. Donne-nous la force de vivre en parfaite harmonie avec notre foi ! Donne-nous la grâce de purifier notre cœur de la haine, de la duplicité (tính giả dối, hai mặt) et permet-nous de laisser ta grâce nous purifier par une vie de service et d’amour du prochain.

10/10/2021

Lundi de la 28è semaine du TOB

 

Saint Jean XXIII, pape (11/10)

Prière d’introduction :

Seigneur, je crois que tu es présent ici alors que je me tourne vers toi dans la prière. J’ai confiance en ton désir de me donner chaque grâce dont j’ai besoin aujourd’hui. Merci pour ton amour, merci pour ton immense générosité envers moi. Je te donne ma vie et mon amour en retour. Seigneur, aide-moi à reconnaître les signes de ta présence dans ma vie.

ÉVANGILE : Lc 11,29-32

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas ».

MÉDITATION :

Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous pouvons voir à quel point Jésus est blessé de voir que nous cherchons toujours des signes venant du ciel, au point de L´oublier, Lui, le signe de Dieu par excellence, Fils de Dieu et donc Dieu Lui même. Comment pouvons nous demander un signe, alors qu´Il est présent, Lui, au milieu de nous ? Jésus est notre signe, Jésus est la plus grande manifestation que Dieu a eue et continue à avoir pour nous ses enfants… Il désire que nous ne cherchions pas des signes, mais que nous le cherchions. Combien de fois lui demandons-nous un signe, une certitude que telle ou telle chose se situe dans son projet.

Jésus veut que nous ayons besoin de Lui. Ce n´est pas suffisant de savoir que Jésus est là, pour moi. Encore faudrait-il que j´aie besoin de Lui. Jésus veut mon Amour, veut mon cœur, mais Il veut aussi un retour. Il veut que moi, à mon tour, je désire sa présence, son cœur…

Aujourd’hui, le Seigneur, par l´Eucharistie, est le plus grand signe. Voici le signe le plus grand, l'Eucharistie… Là, Jésus est réellement présent en son âme, son corps, divinité et humanité. Là, nous avons Dieu lui-même entièrement pour nous… Là, Il vient, pour venir directement dans notre cœur… Accueillons-Le avec foi et amour ! Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens.

Dans l’évangile, nous voyons que Jésus est déçu que cette “génération” demande d´autres signes que sa Présence… Son cœur est tout triste de voir que nous aussi nous cherchons ailleurs ce que Lui seul, par sa présence, peut nous donner, par sa présence dans l'Eucharistie.

Prions le Seigneur :

Seigneur Jésus, merci de cet avertissement et de cet appel au réveil. Aide-moi à devenir humble de cœur en reconnaissant mon besoin de conversion. Aide-moi à ne pas regarder combien je suis bon, mais combien je devrais m’améliorer. Enseigne-moi l’humilité dans la vérité.

Homélie pour le 28e Dimanche du TOB

 

HOMÉLIE POUR LE 28è DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE B

10.10.2021

(Sg 7, 7-11 ; He 4, 12-13 ; Mc 10, 17-30)

La première lecture nous parle de la Sagesse que le roi Salomon demande au Seigneur et la seconde lecture nous dit que la vraie sagesse ne se trouve que dans la Parole de Dieu. Avec l’Évangile, nous faisons un pas de plus : Jésus nous est présenté comme Sagesse et Parole incarnées de Dieu. Dans ce récit, nous trouvons un homme qui accourt vers Jésus. Tombant à genoux, il lui pose la question qui le préoccupe : “Que dois-je faire pour avoir en héritage la Vie éternelle ?.

C’est beau ce désir de la Vie éternelle… La question de cet homme n'exprime pas un besoin, mais un désir, le désir le plus profond que Dieu a mis dans le coeur humain : le désir du bonheur, d'une vie pleine, sur laquelle la mort n'aura plus aucun pouvoir. « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ?»

Jésus lui répond qu’il faut observer les commandements. Sur ce point, notre homme peut se sentir en règle. L'homme déclare qu'il a observé ces commandements depuis sa jeunesse. Cest pour cela que « Jésus posa son regard sur lui et il l'aima.» Jésus adresse à cet homme un regard plein d'admiration, et même d'affection, de tendresse. Jésus voit en cet homme le candidat idéal pour son cercle de disciples, il cherche à le gagner pour faire de lui un ouvrier du Royaume et un apôtre.

Alors Jésus comprend qu'il peut aller plus loin et qu’il propose à cet homme une voie vers un véritable bonheur, qui passe par une dépossession de tous ses biens : « Une seule chose te manque : Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, puis viens et suis-moi.» Alors cet homme est reparti tout triste. Pourquoi ? Parce qu’il avait de grands biens, et surtout parce qu’il ne croit pas en Jésus ? Il n’a pas confiance en lui. Son coeur est resté esclave de ses grands biens.

Pour bien comprendre ce texte, il faut nous reporter à la tradition méditerranéenne. Pour nous, la richesse signifie avoir plein d’argent. Pour les pays entourant la Méditerranée, la richesse comprend d’abord et avant tout la famille, la maison, la terre.

Dans sa réponse, Jésus, avec une admirable pédagogie, réoriente son désir… Il l’invite à changer son regard sur l’essentiel. L’essentiel ce n’est pas l’argent ni les richesses ; ce n’est pas non plus le respect de la loi et des commandements, même si c’est important. Non, la Vie éternelle n’est pas une possession. Le vrai bonheur, c’est d’aimer, de donner et de se donner. Jésus a tout donné. Il est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix. Il nous a ouvert un passage vers un monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu. Pour le suivre sur le chemin qu’il nous montre, il nous faut nous détacher des richesses de ce monde et donner toute sa place à l’amour et à la générosité.

Pour beaucoup, c’est trop demander. Les disciples eux-mêmes demeurent sceptiques. Alors, Jésus les regarde pour leur délivrer un message de la plus haute importance. C’est vrai qu’il leur demande l’impossible. Mais il leur promet que « personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’évangile, une maison, des frères, des sœurs, mère, enfants et terre, sans qu’il reçoive le centuple », même si cela passe par les persécutions et l’incompréhension du monde.

Chères frères et soeurs,

En ce jour, nous pensons aux nombreux missionnaires qui, pendant des siècles, ont tout quitté pour annoncer le Christ. Et actuellement, des prêtres africains, indiens et autres ont quitté leur famille et leur pays pour venir nous évangéliser. Tout cela doit nous interpeller. Partir, ce n’est pas seulement voir du pays, c’est risquer sa vie, risquer la persécution.

Ils sont nombreux les prêtres, religieux, religieuses et laïcs qui ont fait le choix de tout abandonner pour l’unique trésor qui ne vieillit pas, qui ne pourrit pas, qui n’est pas rongé par les vers ni par les remords. Ce trésor c’est une multiplication d’amour. Choisir le Christ, c’est multiplier par cent tous nos biens, toutes nos relations ; quitter un frère, une sœur pour recevoir le centuple ! Quitter une maison pour recevoir un Royaume !

Par l’intercession de Notre Dame du Rosaire, demandons au Seigneur la grâce de consacrer notre amour à Lui et aux hommes nos frères et sœurs et non aux biens qui passent.

Prière universelle

Célébrant : Frères et sœurs, le moment est venu de nous tourner vers le Père afin de lui présenter les besoins des hommes et des femmes de ce temps. Faisons-le en toute confiance, « car tout est possible à Dieu ».

Lecteur :

1. "A côté de la Sagesse j'ai tenu pour rien la richesse…" Avec le Pape François, prions pour que chaque baptisé soit impliqué dans l’évangélisation, disponible pour la mission, à travers un témoignage de vie ayant le goût de l’Évangile.

Tous : R/ Seigneur, écoute-nous ! Seigneur, exauce-nous !

2. "Elle est vivante la Parole de Dieu." Prions pour ceux qui ont pour mission d'expliquer et de commenter la Bonne Nouvelle de Jésus Serviteur pour qu'ils ne se contentent pas de dire, mais qu'ils vivent ce qu'ils disent. R/

3. "Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres…" Prions pour ceux qui ont la passion de la solidarité, du partage et de l'entraide entre les hommes. R/

4. "Tout est possible à Dieu…" Prions pour nous tous ici présent qui sommes trop souvent découragés devant les tâches à accomplir afin que nous fassions davantage confiance en la force de Dieu. R/

Célébrant : Seigneur, que l'exigence de ta parole réveille en chacun de nous l'appel à te suivre. Nous te le demandons à toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.