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24/07/2021

Samedi de la 16e Semaine du TOB

 

Saint Charbel Maklouf, prêtre (24/07)

Prière d’introduction 

Seigneur, tout ce qui est bien vient de toi. La beauté de ta création m’entoure. Tu prends soin de moi, jamais tu ne m’oublies. Je sais également que l’Ennemi ne se repose jamais non plus. Garde-moi assidu à la prière et à la poursuite du bien, répondant toujours à tes grâces.

Seigneur, viens habiter dans mon cœur. Aide-moi à éviter le mal et fais que toutes mes actions te rendent gloire et portent de bons fruits.

ÉVANGILE : Mt 13,24-30

Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla. Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ?' Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela.' Les serviteurs lui disent :'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ?' Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier.'
»

MÉDITATION :

1. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus nous offre la parabole du bon grain et de l’ivraie. Cette parabole en soi peut nous expliquer et donner une réponse à la question que beaucoup de monde se pose : pourquoi le mal existe-t-il ? Pourquoi accompagne-t-il toujours l’histoire humaine ? Si Dieu est tout-puissant, alors pourquoi autant de souffrances ? Dieu ne pourrait-il pas faire quelque chose ? Alors, faut-il nous désespérer, baisser les bras ou nous enfermer dans le pessimisme ? À l’image des serviteurs, nous demandons au Seigneur : « N’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? » et nous aimerions bien qu’il enlève l’ivraie de ce monde. Mais le Seigneur répond : « Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps.»

Cette parabole nous rappelle donc que Dieu est bon et qu’il ne veut pas le mal mais elle nous rappelle aussi que le démon existe bien et que c’est lui qui sème l’ivraie dans le champ du Seigneur, et que souvent le bien est mêlé au mal.

2. Le mal existe non seulement dans la société, mais encore dans l’Église et dans mon cœur. Il est vrai que le mal se trouve dans le monde parmi ceux qui ne croient pas en Dieu mais il se trouve aussi dans l’Église. En effet, Dieu nous laisse libres et chacun d’entre nous doit choisir de le suivre ou pas. C’est pour cela que même parmi ceux qui sont baptisés, il y en a qui prétendent suivre le Christ mais, dans leur cœurs, ils s’en détournent et sont devenus comme l’ivraie au milieu du blé. Il est vrai aussi que ce n’est pas toujours évident d’en prendre conscience car, au début, comme le rappelle l’Évangile, l’ivraie ressemble au blé ; c’est seulement après que l’on s’en rend compte. Mais le fait qu’il y ait de mauvais exemples au sein même de l’Église n’est pas une raison pour tout rejeter et tout laisser tomber. Rappelons-nous que, parmi les apôtres, Judas a trahi et le fait qu’il fasse parti des proches de Jésus ne signifie pas que tous les autres étaient mauvais.

Cependant, le champ du Seigneur peut être aussi considéré comme mon âme dans laquelle Dieu a semé du bon grain mais, à cause du péché, l’ivraie s’y trouve aussi. Il faut donc travailler chaque jour pour empêcher cette ivraie de grandir car si nous la laissons pousser elle finira par étouffer le bon grain.

3. Pourquoi Dieu n’enlève pas livraie? La raison pour laquelle Dieu n’enlève pas l’ivraie est sa grande miséricorde. L’homme a toujours une chance de se corriger s’il se repent de ses péchés et demande pardon au Seigneur. En effet l’homme, qui a laissé entrer le mal et qui est devenu comme l’ivraie, a toujours la possibilité de redevenir du bon grain. C’est pour cela que Dieu dit : « Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le bon grain en même temps

Comme nous le rappelle le pape François dans son exhortation Gaudete et exsultate : « Il n’y a pas de saint sans passé, ni de pécheur sans futur. » Avec la grâce de Dieu et confiant en lui, tout homme est capable de changer l’ivraie de son cœur pour devenir du bon grain.

Que je produise du bon grain et évite de faire grandir l’ivraie en moi.

Prions le Seigneur :

Seigneur, je sais que tu m’aimes et que tu es le seul capable de me combler. Tu sais aussi que dans ma vie le mal m’envahit comme l’ivraie au milieu du blé, donne-moi la force pour ne pas me laisser suffoquer. Fais que toutes mes actions soient orientées vers toi afin de devenir ce bon grain qui porte du fruit. 


23/07/2021

Vendredi de la 16e Semaine du TOB

 

Sainte Brigitte, religieuse

Prière d’introduction :

Seigneur Jésus, tu es venu dans le monde nous enseigner comment atteindre la vie éternelle. Maître inlassable, tu as instruit tes disciples et tu continues encore aujourd’hui à m’enseigner. Tu me donnes tout ce dont j’ai besoin pour que je puisse un jour jouir du bonheur éternel au près du Père. Je te rends grâce, Seigneur, pour ta bonté envers moi.

Seigneur, accorde-moi la grâce de voir à quel point je corresponds à ta grâce, et d’ouvrir plus généreusement mon coeur à tes enseignements.

ÉVANGILE : Mt 13,18-23

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

MÉDITATION :

1. Nous venons d’entendre Jésus expliquer la parabole du semeur que nous avons lu hier. Il nous parle de quatre terrains différents, le bord du chemin, le sol pierreux, le sol envahi par les mauvaises herbes et enfin la bonne terre. Ces terrains bons ou mauvais, c’est chacun de nous.

+ Le premier terrain c’est l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas.

+ Le deuxième terrain c’est celui qui manque de profondeur. Il a accueilli la Parole avec joie, mais un jour tout s’arrête.

+ Le troisième terrain c’est celui qui est envahi par les mauvaises herbes. C’est quand nous nous laissons envahir par les soucis de la vie et la séduction des richesses. Nous avons là des pièges qui nous détournent de Dieu.

+ Puis, nous avons la bonne terre. Le grain peut y prendre racine et se développer. Cette terre c’est l’homme qui reste ouvert à la Parole de Dieu. Il s’en nourrit chaque jour et il la met en pratique dans toute sa vie, il ne peut que produire du fruit. Ces fruits c’est la conversion, c’est la transformation de toute une vie. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : « il a changé ma vie ». Quand l’Esprit Saint est là le résultat est extraordinaire.

2. Par cette explication, Jésus nous montre aussi que, pour porter du fruit, nous devons d’abord comprendre la parole de Dieu. La comprendre, c’est comprendre le message de Dieu pour notre vie contenue dans un texte de l’évangile, c’est accepter profondément ce message comme une porte de libération que Dieu nous offre pour sortir du péché, de l’esclavage du mal et avoir le courage de faire ce qu’il nous demande.

Lorsque nous comprenons ce que Dieu dit, alors nous la mettons aisément en pratique. Par contre, si nous ne comprenons pas la parole de Dieu, nous avons tendance de ne pas vouloir l’appliquer dans notre vie. En effet, pour les trois cas de figures, il s’agit de personnes qui n’ont pas reçu profondément la parole de Dieu, qui n’ont pas compris ce que Dieu leur offre, le bonheur caché dans l’exécution de cette parole. C’est pourquoi face à la difficulté ils ne résistent pas, face à la séduction des autres appâts, ils tombent et oublient la promesse de Dieu. Un homme peut-il refuser le bonheur ? S’il sait que c’est la route de la vie, ne l’empruntera-t-il pas ?

3. Nous avons du mal à obéir à Dieu parce que nous pensons que sa parole est trop difficile, parce que nous croyons qu’elle ne nous apportera que des souffrances, parce que nous croyons que nous pouvons trouver notre joie et notre bonheur en d’autres choses. Mais en réalité en toute circonstance nous devons nous battre pour mettre en pratique la parole de Dieu. Nous devons donc demander au Seigneur de nous aider à comprendre sa parole, à comprendre son message de paix, sa promesse de bonheur contenu dans chaque verset, chaque ligne de la Parole de Dieu et oser faire ce qu’il dit. Car le vrai bonheur pour nous et pour notre entourage c’est la parole de Dieu. Lorsque nous acceptons de faire confiance à Dieu, lorsque nous comprenons que notre bonheur se trouve en lui alors nous sommes une bénédiction pour nous-mêmes, pour le monde et pour l’Église.

Aujourd’hui prenons un temps de prière et demandons au Seigneur de nous aider à comprendre sa parole, à la comprendre véritablement.

Prions le Seigneur :

Seigneur, tu ne te lasses pas de semer ta parole dans mon cœur, chaque jour tu viens et tu me la transmets sans jamais te fatiguer. Aide-moi à ouvrir mon cœur totalement à toi. Accorde-nous la grâce de comprendre ta parole, d’y voir la source de notre bonheur, la réponse à tous nos problèmes, aide-nous, Seigneur, à nous ancrer profondément dans la parole de Dieu.

Maman Marie intercède pour nous.

22/07/2021

Jeudi de la 16e Semaine du TOB

 

Fête de Sainte Marie-Madeleine

ÉVANGILE : Jn 20,1.11.18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé.»

Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre.» Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni !», c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.» Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

MÉDITATION :

Aujourd'hui, nous célébrons la fête de Sainte Marie-Madeleine (ou Marie de Magdala) qui tient un rôle particulier dans les Saintes Écritures : elle apparaît pour la première fois avec un groupe de femmes qui avaient été guéries de possessions ou de maladies et qui suivaient Jésus ; elle est la première à rencontrer le Christ ressuscité ; elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres.

On précise pour Madeleine qu’elle avait été libérée de sept démons ce qui peut signifier une maladie importante. Elle suivait Jésus et les Douze et les assistaient de leurs biens. (Luc 8,1-3). Elle accompagnera Jésus pendant son ministère en Galilée et le suivra en Judée: elle sera présente au Calvaire. Elle suivit Joseph d’Arimatie qui allait déposer le corps de Jésus au sépulcre. Ensuite, elle est allée préparer les parfums pour compléter l’ensevelissement.

Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous contemplons Marie-Madeleine en larmes. C’est après la mort de Jésus, elle pleure. Elle est allée au tombeau, tôt le dimanche matin. Elle a découvert le tombeau ouvert et le corps de Jésus disparu. Après être allée avertir les disciples, elle est retournée au tombeau où elle pleure. Elle voit à l’intérieur du tombeau deux anges qui lui demandent pourquoi elle pleure. Elle répond: « On a enlevé mon Seigneur et mon Maître ». Dans le jardin, Jésus qu’elle ne reconnaît pas lui pose la même question. Elle lui dit: « Si c’est toi qui l’as pris, dis-moi où tu l’as mis et j’irai le chercher ». Jésus l’appelle par son nom « Marie ! » pour que ses yeux s’ouvrent et alors elle le reconnaît et lui dit en araméen: « Rabbouni », Maître, un titre plus solennel que Rabbi et un titre qui contient toute la foi, la fidélité et l’amour d’un vrai disciple. C’est sa profession de foi: elle a retrouvé son Maître. Elle reçoit du Christ la mission d’aller annoncer aux disciples, qui sont maintenant ses frères (Jn 20,18).

L’histoire de Marie-Madeleine est celle d’une rencontre. Elle avait rencontré Jésus, ou plutôt elle s’était laissée rencontrer. Elle est le modèle de la persévérance dans notre vie spirituelle : « Toute la nuit, j’ai cherché celui que mon cœur aime ! Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » (Cf. la 1ère lecture : Cantique des Cantiques). Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, dans toutes nos recherches, nous ne sommes satisfaits que si nous avons rencontré le Dieu vivant. Marie-Madeleine dans son cheminement, nous donne à contempler cette recherche du Dieu vivant. Elle avait essayé de combler son cœur de toutes sortes de manières, et s’était trompée de chemin. Quand elle rencontre Jésus, Il lui révèle le véritable Amour. C’est ce que cherchait son cœur, et qu’elle n’avait pas encore trouvé.

Aujourd’hui nous sommes tous invités à suivre l’exemple de Sainte Marie-Madeleine, il nous faut renouveler notre foi en la compassion et la miséricorde du Seigneur. Nous savons nos faiblesses et nos fragilités, nos manques de résolution et de confiance. Nous sommes pécheurs et nous le savons. Nous ne méritons pas le pardon qui est toujours un passage de grâce et de lumière dans nos vies. Nous admirons Marie-Madeleine. Nous admirons les saints. Sachons nous en convaincre. Les saints eux-mêmes, comme Marie de Magdala, sont des pécheurs pardonnés. Madeleine n'a pas été pardonnée parce qu'elle était sainte. Elle n'est sainte que parce qu'elle a été pardonnée.

Marie-Madeleine est certainement pour l’évangile de Jean un modèle de disciple. Elle a une foi qui ne s’arrête pas avec la mort et c’est une foi aimante. C'est parce qu'elle reconnaît en Jésus le Fils de Dieu et qu'elle reconnaît la puissance de la grâce qui l'a convertie et la souveraineté d'une présence qui n'était pas celle d'un homme, mais du Fils de Dieu.

Saint Thomas d'Aquin (+ 1274) a appelé Marie Madeleined « Apôtre des Apôtres » (APOSTOLA  APOSTOLORUM). Depuis 2016, l’Église célèbre Marie-Madeleine comme une fête. La décision, voulue par le Pape François, se situe dans le contexte ecclésial actuel qui impose une réflexion plus approfondie sur la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine. Toutes les femmes sont appelées à suivre son exemple.

Quelle joie de trouver dans la vie concrète de l’Église, bien des postes de responsabilité sont tenus par des femmes ! Si vous regardez la vie d’une paroisse ou même d’un diocèse, vous découvrirez qu’un certain nombre de responsabilités importantes sont confiées à des femmes. Même dans des spécialités réputées plutôt masculines, comme les finances. Dans les conseils paroissiaux ou diocésains, elles sont majoritaires. Ce n’est pas étonnant, car, en moyenne, les femmes représentent les deux tiers des fidèles.

Que Marie-Madeleine soit notre modèle de courage et de foi au service de l'Evangile. Par son example puissions-nous nous réjouir dans la présence de Jésus, et crier avec joie : « J'ai vu le Seigneur.» Que le Seigneur nous bénisse!

Prions le Seigneur :

Jésus, que mon amitié avec toi soit si forte et si profonde que, comme Marie-Madeleine, je sois capable de te reconnaître dans ma vie.

20/07/2021

Mercredi de la 16e semaine du TOB

 

Saint Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l’Église (21/07)

Prière d’introduction :

Seigneur, je sais que tu as toujours des choses importantes à me dire - une leçon importante pour ma vie. Aide-moi à écouter avec les oreilles de mon cœur et de mon âme. Que ta parole prenne racine et porte beaucoup de fruit en moi. Seigneur, fais-moi la grâce d’être un véritable chrétien !

ÉVANGILE : Mt 13,1-9

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !»

MÉDITATION :

Dans l’Évangile, Jésus nous raconte la parabole du semeur qui nous parle de l’amour de Dieu pour tout le monde. Ce semeur c’est Dieu lui-même et les graines représentent sa Parole. Oui, Dieu est généreux, il sème partout, à tout vent, avec une générosité extraordinaire et une patience dans l’attente que la semence lève. Il cherche à rejoindre tous les hommes sur tous les terrains, y compris ceux qui se trouvent dans les situations les plus désespérées…non pas par maladresse, mais parce qu’il fait confiance.

Si la semence c’est-à-dire la Parole de Dieu ne lève pas, ne grandit pas, ne transfigure pas notre vie, la faute n'en est pas à l'impuissance de Dieu mais aux obstacles qui viennent du terrain. Le terrain c'est nous, c'est nos âmes, et Jésus nous avertit les obstacles que la Parole de Dieu peut y trouver.

Le 1er obstacle c'est l'indifférence : la Parole de Dieu parce qu'elle n'est pas désirée, n'est pas entendue, n'est pas accueillie. Nous écoutons la Parole de Dieu comme l'eau sur le dos d'un canard.

Le 2ème obstacle c'est la dureté, le sol pierreux. Notre cœur se referme sur lui-même, nous croyons en savoir assez sur Dieu avec ce que nous avons appris au catéchisme et nous nous fermons à tout progrès dans la connaissance de Dieu.

Un 3ème obstacle c'est les épines, les ronces. Ce sont nos défauts, nos vices, toutes ces choses qui encombrent l'âme comme l'égoïsme et l'orgueil, toutes ces choses que nous n'avons pas eu le courage de déraciner à temps et qui, petit à petit, envahissent et étouffent notre vie.

En réalité, selon les moments favorables ou non, chacun de nous est comme l’un ou l’autre des terrains mentionnés dans la parabole. Que devons-nous faire pour rendre la Parole de Dieu plus efficace et plus vivante dans nos vies? Comme un paysans, il faut cultiver, il faut entretenir le champ de notre âme, enlever les cailloux, en arracher les épines et les ronces. Ce n'est qu'après ce travail que nous pourrons produire du fruit.

La Parole de Dieu est toujours là pour se faire entendre et résonner en nous. Elle ne s’impose pas. Elle fait appel à notre hospitalité pour germer. Ouvrons généreusement notre cœur pour l’accueillir et la faire croître en nous. Ne soyons pas  le terrain de ceux et celles qui disent avoir la foi, qui font partie de l’Église, mais qui refusent de s’engager, ou d’être dérangés.

Aujourd’hui soyons une bonne terre ! Laissons le Seigneur semer en nous sa Parole ! Que la Vierge Marie nous apprenne, par son exemple, à accueillir la Parole de Dieu, à la garder, et à la faire fructifier en nous et chez les autres.

Prions le Seigneur :

Seigneur, je sais que tu es un maître exigeant qui attend de moi une moisson abondante. Je sais également que, pour cela, beaucoup de domaines de ma vie ont besoin d’être labourés et nettoyés. Aide-moi à enlever tous les obstacles à ta grâce. Je compte sur tes sacrements et j’ai confiance en ton amour.

19/07/2021

Mardi de la 16e Semaine du TOB

 

Prière d’introduction :

Seigneur, tu t’es incarné ; tu es devenu l’un de nous pour nous montrer le chemin vers le Père. Enseigne-nous à suivre l’exemple de ta Mère qui a dit ‘oui’ à la volonté de Dieu. Aide-nous à être de vrais frères et de vrais soeurs pour chaque personne que nous rencontrons. Seigneur, aide-moi à chercher la volonté du Père et accorde-moi la force pour l’accomplir.

ÉVANGILE : Mt 12,46-50

Comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler.» Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère

MÉDITATION :

1. Le texte d’aujourd’hui parle de la mère et des frères de Jésus, c’est-à-dire les membres de sa famille. Matthieu dit qu’ils cherchaient à le voir, mais il ne nous dit pas pourquoi ils veulent parler à Jésus. Car la foule les empêche de s’approcher, quelqu’un avertit Jésus et Jésus lui répond avec la question : « Qui est ma mère et qui sont mes frères?…Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur, une mère.» C’est une façon de demander quel est le lien le plus important pour lui. Est-ce que c’est le lien du sang ou bien autre chose? Par cette réponse, Jésus veut dire qu’il ne rejette pas sa mère, la Vierge Marie, ni sa famille. Par contre, il veut mettre en valeur la place de Marie, sa mère dans le plan du salut et elle est notre modèle d’obéissance à la volonté de Dieu. N’a-t-elle pas dit le jour de l’Annonciation, « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole.» Oui, la Vierge Marie est pour nous un exemple de la docilité à la volonté du Seigneur.

2. D’ailleurs, Jésus profite de cette occasion pour nous transmettre une vérité importante. Le Seigneur est venu pour fonder une nouvelle famille qui n’a rien à voir avec les liens du sang. Il est venu pour fonder une famille spirituelle, son Église. Pour faire partie de cette nouvelle famille du Seigneur, le plus important est de faire la volonté de Dieu son Père.

3. Comment faire pour connaître la volonté de Dieu dans notre vie ? Le Seigneur nous a donné plusieurs moyens pour connaître sa volonté. Trois moyens pratiques peuvent nous aider à discerner la volonté de Dieu pour nous :

a) La direction spirituelle : trouver un directeur spirituel saint qui peut servir d’intermédiaire entre nous et l’Esprit Saint.

b) La prière et les sacrements : une vie de grâce nous permet de percevoir plus facilement les inspirations de l’Esprit Saint et nous donnent la force et l’enthousiasme pour embrasser joyeusement le plan de Dieu.

c) Le sacrifice : Si nous souhaitons être disciples de Jésus-Christ, nous devons prendre notre croix pour le suivre. Apprenons à aimer en offrant des sacrifices par amour pour Dieu et nos frères.

Comment y répondons-nous ?

Prions le Seigneur : 

Seigneur Jésus, ce n’est pas toujours facile de reconnaître ta volonté dans mon quotidien mais je sais que quand j’y suis, je suis heureux et en paix. Donne-moi la lucidité pour savoir le bien que tu me demandes de faire et la force pour l’accomplir.

Seigneur, merci de me faire sentir que je suis de ta famille - tu es mon Père et tu m’as donné ta Mère. Aide-moi à connaître, à aimer et à faire ta volonté en toutes choses.

18/07/2021

Lundi de la 16e Semaine du TOB

 

Prière d’introduction :

Seigneur, je crois en ta présence au milieu de nous et je te demande d’augmenter ma foi et de m’aider à la partager avec les autres. Dès maintenant, ouvre mon coeur et rends-moi capable de passer les prochains moments avec toi en méditant cette prière. Soutiens ma ferveur et mon attention. Soutiens mon désir de faire grandir ma connaissance et mon amour de toi.

Seigneur Jésus Christ, garde-moi près de toi, toujours reconnaissant pour tout ce que tu fais pour moi. Accorde-moi la grâce de ne jamais « m’habituer » à ta présence dans ma vie.

ÉVANGILE : Mt 12,38-42

Quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi.» Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon

MÉDITATION :

Aujourd'hui, dans l'Évangile, nous contemplons des maîtres de la Loi et des pharisiens qui demandent à Jésus de leur prouver sa provenance divine par un signe prodigieux (cf. Mt 12,38). Des preuves, Il en avait déjà données, assez pour montrer non pas seulement qu'il venait de Dieu, mais pour prouver qu'Il était Dieu.

Au contraire, les scribes et pharisiens (Mt 12,38 ; Mc 10,12) se sentent menacés par la personne de Jésus, non pas pour des raisons de foi, mais de pouvoir. Avec la peur de perdre leur pouvoir, ils tentent de discréditer Jésus, en lui demandant un signe, c’est-à-dire une preuve. Et c'est pour cela que Jésus déclare cette génération «mauvaise et adultère » et refuse de leur donner un signe : « Aucun signe leur sera donné » (cf. Mt 12,39).

Pourquoi Jésus est-il si sévère ? Parce que demander une preuve c'est un manque de foi. C'est un signe de l'incroyance. Imaginons si nous demandions à un chauffeur de taxi de nous donner des preuves qu'il sait bien conduire, qu'il connaît bien l'endroit où nous devons nous rendre et le chemin qui y conduit. Que penseriez-vous de ce genre de personnes ? Ou bien ce sont de grands malades ou encore ça manifeste dès le point de départ qu'on n'a aucune confiance en ce chauffeur de taxi et que l'on exige des preuves pour devenir capables de lui faire confiance. C'est pour cela que demander un signe à Dieu, dans le sens d'une preuve est un signe de manque de confiance et que Jésus appelle mauvais et adultère.

Jésus va plus loin en disant cette parole : il ne sera donné qu’un seul signe, celui de Jonas. Il s’agit de sa mort, mise au tombeau et résurrection, symbolisées par le signe de croix. « In hoc signo vinces » (Par ce signe tu vaincras). La croix de Jésus est la victoire définitive sur le mal et la mort. C’est le triomphe du Christ. C’est le signe distinctif des chrétiens. C’est pourquoi, Jésus affirme que lui-même est le plus grand signe.

Ce jour-ci la Parole de Dieu est une invitation pour chacun de nous à comprendre, avec humilité, que seul un cœur converti, tourné vers Dieu, peut recevoir, interpréter et voir ce signe qui est Jésus. L'humilité est la réalité qui nous amène non seulement à Dieu, mais aussi à l'humanité. Par l’humilité, nous reconnaissons nos limites et nos vertus, mais surtout, nous voyons les autres comme frères et Dieu comme Père.

Pour terminer cette méditation, lisons quelques mots dans le message du pape Benoit XVI aux jeunes à l’occasion des JMJ 2011 : « Chez jeunes, apprenez à « voir », à « rencontrer » Jésus dans l’Eucharistie, là où il est présent et proche jusqu’à se faire nourriture pour notre chemin ; dans le sacrement de la Pénitence, dans lequel le Seigneur manifeste sa miséricorde en offrant son pardon. Reconnaissez et servez  Jésus aussi dans les pauvres, les malades, les frères qui sont en difficultés et ont besoin d’aide.»

Retrouvons sans tarder, si nous l’avons perdu, le chemin vers l’Eucharistie, Il nous attend, Il t’attend.

Prions le Seigneur :

Seigneur, aide-moi à utiliser ma liberté avec sagesse. Tu m’en as beaucoup donné. Que je te montre des signes de fidélité et d’amour.

Homélie pour le 16e Dimanche du TOB

HOMÉLIE POUR LE 16ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE-ANNÉE B

18.07.2021

(Jr 23, 1-6 ; Ps 22, 1-6 ; Ep 2, 13-18 ; Mc 6, 30-34)

Chers frères et sœurs,

Les textes que l’Eglise nous propose en ce dimanche nous motre que Jésus est un Bon Pasteur que Dieu nous a donné et nous sommes tous invités à imiter la tendresse et la pitié de Jésus Bon Pasteur.  

En effet, cette image du Christ Pasteur vient de loin. Le texte de la première lecture d’aujourd’hui et le Psaume, nous donnent de percevoir quelques traces.

En effet, dans la première lecture (Jr 23, 1-6), le prophète Jérémie est envoyé au peuple d’Israel pour accuser les comportements des bergers irresponsables qui ne s’occupent pas des brebis qui leur sont confiées ; au contraire ils les égarent et les dispersent. Cependant, Dieu n’abandonne jamais son peuple, il promet de susciter dans la lignée de David  un Roi-Berger, qui rassemblera tous les peuples séparés.

Dans la deuxième lecture (Ep 2, 13-18), tirée de la lettre de Saint Paul aux Ephésiens, l’apôtre des paiens voit se réaliser cette promesse du Roi-berger en la personne du Christ : par le sacrifice suprême de sa vie sur la croix, le Christ a brisé les murs des divisions entre les peuples, et par le don de son Esprit, il a offert à tous l’accès au Père. Son amour qui se révèle sur la croix vient annoncer le pardon et la réconciliation des hommes pécheurs avec Dieu. La croix du Christ unit le ciel et la terre. Elle attire tous les hommes à lui.

Dans l’Évangile, saint Marc nous présente le Christ comme un Bon Pasteur: il ne se lasse pas de nourrir la foule de sa parole, de les instruire longuement et entraîne même les apôtres, après une mission pas facile, à renoncer au repos qu’il leur a lui-même proposé. 

Voilà un Dieu qui n’est pas insensible à la souffrance. Un Dieu qui perçoit les besoins des hommes et vole à leur secours ; un Dieu qui se soucie vraiment des hommes. La parole de Jésus dit la tendresse de Dieu et elle devient comme un manteau de miséricorde sur l’homme nu et pécheur.

Chers frères et sœurs, cette foule nous rappelle notre monde d’aujourd’hui, blessé par l’épidemie, les guerres, la violence, les abus sexuels sur mineurs, le désespoir, le chômage, la peur du Virus, mais aussi du vaccin, et que sais-je encore. Un monde où beaucoup de dirigeants ne se laissent plus atteindre dans leurs entrailles, où beaucoup sont devenus insensibles aux cris de détresse et à la souffrance de leurs brebis ; un monde où beaucoup ont perdu le sens de la miséricorde, miséricorde ici dans le sens de pitié. Ils recherchent leurs intérêts personnels au détriment des pauvres. Ils ont fermé leurs oreilles aux nombreux cris de ces jeunes qui après de longues études, n’ont pas la possibilité de trouver un emploi décent. Et cela ne constitue pas une véritable préoccupation pour les dirigeants.

Chacun de nous : responsable de service, de famille, de groupe, de communauté, de paroisse, est appelé à être un témoin de la tendresse de Dieu. Nous devons tous travailler à être sensible devant la souffrance des autres, surtout dans ce monde où l’indifférence prend de plus en plus le devant.

Supplions le Seigneur en ce dimanche, de mettre dans nos cœurs, sa tendresse et sa pitié. Laissons-nous instruire par la parole de Dieu qui nous invite à la compassion. Soyons heureux de venir à la table de l’Eucharistie que le Seigneur a préparé pour nous chaque dimanche. C’est là que nous nous laisserons re-créer par le Seigneur lui-même. C’est là, dans le repos de Dieu, que ma vie trouvera son sens, que ma vie prendra toute sa plénitude. C’est là que ma vie deviendra Eucharistie/action de grâce… pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Ce don merveilleux que nous recevons du Seigneur, nous ne pouvons pas le garder pour nous. Il nous est donné pour être communiqué à tous ceux et celles qui nous entourent. Prêtres, religieux et laïcs, nous sommes ensemble responsables de cette mission. En même temps, nous avons conscience de nos faiblesses. Nous savons que cette mission dépasse nos possibilités humaines. Mais si le Seigneur nous appelle à lui c’est pour refaire nos forces, nous ressourcer. Il nous envoie vers les foules de notre temps, en particulier les plus petits, ceux et celles qui sont avides de justice et de paix.

Dans ce monde souvent désemparé et déboussolé, nous sommes tous envoyés pour témoigner de la tendresse de Dieu. En ce jour, nous prions le Seigneur de mettre en nous cette tendresse et cette pitié envers les brebis sans berger d’aujourd’hui.

Prière universelle

Célébrant : Frères et sœurs, grâce au Seigneur, notre berger, nous ne man­quons de rien. Avec confiance, adressons‑lui nos demandes et nos prières.

Lecteur :

1. "Je leur donnerai des pasteurs qui les conduiront". Prions pour l'Église, pour tous ceux qui la conduisent, pour les communautés sans pasteur.

R/ Seigneur, écoute-moi ! Seigneur, exauce-nous !

2. "Le Seigneur est notre berger, il nous fait reposer". Prions pour ceux qui sont fatigués, ceux qui n'en peuvent plus et désespèrent. R/

3. "Ils étaient comme des brebis sans berger". Prions pour ceux qui errent, ceux qui sont désorientés, ceux qui suivent de faux prophètes. R/

4. "Je connais mes brebis." Prions pour les enfants de notre paroisse qui seront baptisés aujourd’hui : qu'ils soient grandis dans la connaissance et l’amour du Christ et qu'ils soient soutenus par la parole et par l'exemple de leurs parents, de leurs parrains et marraines. R/

5. "Il est venu annoncer la paix, la paix pour ceux qui étaient loin, la paix pour ceux qui étaient proches". Prions pour que nous sachions dire à chacun la paix du Ressuscité. R/

Célébrant : Seigneur Jésus Christ, guide nos pas pour porter au monde la Bonne Nouvelle. Reçois les prières de ce peuple rassemblé en ton nom. Nous te le demandons, à toi le Ressuscité, pour les siècles des siècles.