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02/04/2023

Homélie pour le dimanche des Rameaux - A

 

HOMÉLIE POUR LE DIMANCHE DES RAMEAUX – ANNÉE A

02.04.2023

(Is 50, 4-7 ; Ph 2, 6-11 ; Mt 26, 14-27.66)

Frères et sœurs,

Nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem pour accomplir sa mission salvatrice. Aujourd'hui marque le début de la semaine sainte qui nous conduit vers la fête de Pâques, où le Christ Crucifié et Ressuscité est le centre de notre joie pascale.

En ce début de la Semaine Sainte, la liturgie nous a présenté ce matin deux pistes de méditation : la première : l’entrée de Jésus à Jérusalem ; et la seconde : la lecture de la Passion selon saint Mathieu.

Ces deux pistes sont intimement liées l’une à l’autre. La description de l’entrée à Jérusalem nous donne la clé qu’il nous faut pour méditer le récit de la passion du Christ que nous venons d'entendre.

I. L’entrée triomphale à Jérusalem

Pourquoi Jésus entre à Jérusalem bien qu’il sache bien qu’il va mourir ? Il y a trois raisons : 1) pour révéler au grand public qu'il était le Messie promis ; 2) pour accomplir les prophéties de Zacharie (9,9) et Sophonie (3,16-19) ; et 3) pour accomplir sa mission salvatrice.

Jésus qui entre à Jérusalem, ne le fait pas comme les chefs de guerre ou les généraux d’un cortège de vainqueurs, sur un chariot ou sur un cheval fringuant. Il est assis sur un âne. Cet animal est celui des pauvres, des paysans. Jésus l’a choisi intentionnellement car il veut signifier qu’il arrive dans l’humilité pour accomplir le plan de Dieu.

Il se présente ainsi comme le Messie annoncé par le Prophète Zacharie : « voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse » (Za 9, 9). Il est le roi humble et doux, qui vient libérer Israël. Il est le serviteur souffrant dont parle le Prophète Isaïe dans la première lecture ; le serviteur qui se laisse guider par la parole de Dieu, sans se dérober un seul instant. La lecture de l’épitre aux Philippiens y reviendra : lui, le Christ, qui est Dieu, s’abaisse jusqu’à accepter de mourir sur la croix dans l’obéissance totale à son Père. Sa passion est donc un abandon total au Père, pour notre salut.

Nous avons été émus de voir les enfants de Jérusalem l’acclamer, agiter leurs rameaux et jeter leurs manteaux ; et les gens qui accueillent Jésus, l’accueillent comme un roi, un roi qui va les délivrer de l’occupant romain, un fils de David qui va rétablir une royauté terrestre. Ce sont les mêmes qui vont se détourner de lui en constatant qu’il ne répond pas à leurs attentes.

II. Le récit de la Passion

Ce Messie pauvre et humble ira jusqu'à l’extrême en donnant sa vie sur la Croix. Il sera dénoncé, défiguré, abandonné. C’est ce que nous livre le récit de la Passion.

Dans ce récit, la liturgie nous propose non seulement quelques extraits, mais elle met devant nos yeux l’ensemble des évènements qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.

Ce qui frappe tout au long de cette Passion : Jésus est seul. Seul dans sa souffrance, seul dans son angoisse, seul dans sa mort, et par là il a pris sur lui toutes nos solitudes, toutes nos souffrances et toutes nos angoisses. Tout cela veut dire l'abaissement (kénose) de Jésus, Fils de Dieu

Frères et sœurs, accueillons Jésus dans notre cœur et dans nos maisons. Aujourd'hui, nous recevons des branches de palmier, emportons-les chez nous et mettons-les à un endroit où nous pourrons toujours les voir. Que les palmes nous rappellent que le Christ est le Roi de nos familles, que le Christ est le Roi de nos cœurs et que le Christ est la seule vraie réponse à notre quête du bonheur et du sens de nos vies.

Que l'expérience de cette Semaine Sainte nous fortifie dans nos diverses difficultés et défis de la vie. La souffrance et la douleur font inévitablement partie de l'expérience humaine, personne ne veut en faire l'expérience mais beaucoup essaient de l'éviter à tout prix. Mais la semaine sainte nous rappelle que c'est par la souffrance que nous entrons dans la victoire. Sans la croix, il ne peut y avoir de couronne. Alors sois fort enfant de Dieu dans tes souffrances, ne renie pas le Christ à cause de tes dures expériences, car si tu lui restes fort et fidèle, tu partageras aussi sa victoire un jour.

Aujourd’hui chacun d’entre nous va faire l’aumône pour la paroisse. Si autrefois, Jésus a eu besoin d’un âne pour aller accomplir sa mission, aujourd’hui il a aussi besoin de nos sacrifices pour soutenir l'église et l'humanité souffrante. Nos aumônes, nos petits cadeaux sacrificiels contribuent grandement à soulager les croix de beaucoup de ceux qui souffrent. Soyons généreux et gentils.

Rappelons-nous toujours qu'un chrétien sans Christ est une contradiction dans les termes. Une telle personne trahit le message chrétien. Par conséquent, devenons des chrétiens actifs durant cette semaine sainte, permettant aux autres de voir en nous l'amour universel de Jésus, son pardon inconditionnel et son service sacrificiel.

Puisse l'expérience de la semaine sainte renouveler et restaurer votre foi en Dieu. Puissiez-vous recevoir la grâce d'être un meilleur enfant de Dieu. Puisse-t-il vous fortifier dans les moments difficiles. Puissiez-vous voir au-delà de vos souffrances la Victoire qui vous attend.

Bonne Semaine Sainte et Joyeuses Fêtes Pascales ! AMEN !

05/03/2023

Homélie pour le 2e Dimanche du Carême

 

HOMÉLIE POUR LE 2ème DIMANCHE DU CARÊME - ANNÉE A

05.03.2023

(Gn 12, 1-4a ; 2 Tim 1, 8b-10 ; Mt 17, 1-9)

Frères et sœurs,

Dans toutes les pages de l’évangile, nous trouvons que Jésus a l’habitude de prier, surtout à chaque tournant important de sa vie. Mais cette fois-ci, il se retire dans la montagne pour prier et il a amené avec lui Pierre, Jacques et Jean. Ce sont les trois mêmes qui l’accompagneront au jardin de Gethsémani, la veille de passion. Et là, en présence de Moise et du prophète Elie, il a manifesté sa splendeur et du haut des cieux, la voix de Dieu retentie pour affirmer la filiation divine de Jésus et tout l’amour qui lui porte : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour, écoutez-le ».

Notons bien que Jésus est en chemin vers Jérusalem ; il vient d’annoncer à ses disciples qu’il y sera arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. La Transfiguration sur la montagne a donc eu lieu dans une période de confusion  et de découragement. Ça devient pour les trois apôtres un moment de consolation. La transfiguration projette un éclairage nouveau sur le parcours du Christ. Le message de cet événement important est le suivant : « Même si un jour vous me voyez défiguré, frappé, humilié, tué, sachez que je suis toujours le fils bien-aimé qui donne sa vie par amour.»

Cet évangile éclaire la vie de Jésus, mais elle éclaire aussi chacune de nos vies. Face aux difficultés que nous rencontrons tous les jours, les moments de contact avec Dieu peuvent nous redonner le courage nécessaire pour descendre de la montagne et faire face aux problèmes de la vie quotidienne.

Martin Luther King est un pasteur noir américain (1929-1968) lauréat du prix Nobel de la paix et un des principaux dirigeants du mouvement noir américain pour l'égalité des droits et de la résistance non-violente à l'oppression raciale. Au milieu des menaces de mort, il s’est souvenu de ce passage biblique de la transfiguration et il écrivait dans son journal : « Je suis monté sur la montagne pour prier et j’ai entrevu la terre promise... Cette rencontre avec Dieu m’a permis de continuer à lutter pour la justice

Frères et sœurs, il est facile « d’avoir la foi » lorsque tout va bien dans notre famille, au travail, dans notre pays... que l’économie fonctionne à plein et que nous sommes en bonne santé. C’est plus difficile lorsque nous traversons une période de crise, d’incertitude, de maladie grave. Il est parfois difficile de voir la lumière au bout du tunnel. Nous recherchons le plus de sécurité possible en ce temps de l’épidémie, nous multiplions les polices d’assurance, mais la vie est toujours un risque et aucune assurance ne peut nous protéger contre toutes les éventualités négatives. La maladie, l’épidémie, les catastrophes naturelles et la mort sont des réalités quotidiennes, de même que les divisions dans nos familles, les séparations et les divorces, la violence au foyer, la vieillesse, la solitude...

Pierre veut bien rester sur la montagne, où il se sent en paix et loin de tous les problèmes de la vie quotidienne : « Il est heureux que nous soyons ici ; dressons donc trois tentes...». Mais il a dû descendre dans la plaine et reprendre douloureusement le chemin derrière Jésus. Mais ce moment de prière et de transfiguration lui avait redonné le courage de continuer à marcher.

Cet Évangile de la Transfiguration nous décrit ce qui se passe chaque dimanche à la messe : après six jours de travail, Jésus nous conduit vers un lieu « élevé » ; c’est important pour nous : nous avons tous besoin de nous élever ; il ne s’agit pas de fuir le monde ni de nous évader. Si le Christ nous appelle à lui, c’est pour nous faire contempler « les choses du ciel ». Ce rendez-vous avec lui chaque semaine est un événement qu’il ne faut surtout pas manquer. Car c’est là qu’il nous donnera la force et l’espérance, cette espérance dont nous avons tant besoin pour continuer la route. Il nous donnera la joie de redescendre vers nos frères qui nous attendent dans notre quotidien. Le pape François nous parle souvent des « périphéries », tous ceux et celles qui souffrent à cause de la maladie, des injustices, de la pauvreté matérielle et spirituelle. C’est dans ce monde tel qu’il est que nous sommes envoyés pour témoigner de l’espérance qui nous anime.

En plus, tout au long de ce Carême, nous sommes tous appelés à sortir de notre vie tranquille et à gravir la montagne pour aller à la rencontre du Seigneur et pour le suivre sur le chemin vers Jérusalem, vers son arrestation, sa mort et sa résurrection. Alors mettons-nous en route pour suivre le Seigneur. Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour que toute notre vie témoigne de l’amour qu’il nous porte. 

Seigneur, donne-moi de voir ta gloire, ta gloire cachée dans le cœur de mes proches, dans la beauté du monde. Apprends-moi par ta parole à contempler la splendeur de ta lumière en notre monde.

26/02/2023

Homélie pour le 1er Dimanche de Carême A

 

HOMÉLIE POUR LE 1er DIMANCHE DU TEMPS DE CARÊME – ANNÉE A

26.02.2023

(Gn 2, 7-9 ; 3,1-7a ; Rm 5, 12-19 ; Mt 4, 1-11)

Frères et sœurs,

L’Evangile de ce premier dimanche de Carême (cf. Lc 4,1-13) raconte le récit des tentations de Jésus. POURQUOI ? Parce que commencer le Carême par la contemplation d'une victoire est intéressant pour nous car nous avons besoin de cette victoire, besoin de comprendre que, dans la Personne de Jésus, le mal est vaincu, le mal a trouvé son maître, le mal s'est comme brisé. Toute la vie du Christ est une victoire sur le mal, toute sa vie est un non à la mort, au mensonge, à l'idolâtrie, à la haine, au péché.

S’il y a une tentation c’est qu’il y a un tentateur. Son but est de détourner le croyant de Dieu ou de la voie de l'obéissance à Dieu. Le grand Tentateur de l’humanité, c’est Satan. En hébreu, Satan signifie l’adversaire, celui qui obstrue. Le grec, lui, parle de Satan ou de « diabolos », issu du verbe « diabállô », et signifie « celui qui divise » ou «qui désunit» ou encore «qui détruit», par la médisance ou la calomnie. C’est bien sûr le terme qui a donné le diable en français. 

Satan s’approche de Jésus qui jeûne depuis quarante jours et qui logiquement a faim. Nous savons par expérience que le jeûne affaiblit. Systématiquement, c’est pendant les moments de fragilité ou de vulnérabilité que le tentateur s’approche.

Ces 3 tentations sont très subtiles et décrivent un crescendo dans le danger.

La 1ère tentation est l’avidité de possession et chercher ses sécurités dans les choses, dans les biens matériels… oubliant que « l’homme ne vit pas seulement de pain ». La logique insidieuse du diable fait toujours comme cela. Il part du besoin naturel et légitime de vivre, de se réaliser, d’être heureux, pour nous pousser à croire que tout cela est possible sans Dieu, ou plutôt, contre Lui. Mais Jésus s’y oppose en disant : « Il est écrit : “L’homme ne vit pas seulement de pain.”» (v. 4).

La 2ème tentation est la gloire humaine. C’est la tentation de paraître, s’afficher, briller aux yeux des hommes : « Si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela.» (v. 7). Encore cette fois-ci, Jésus répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».

La 3ème  est la tentation du pouvoir… mettre Dieu à notre service. C’est de lui dire ce qu’il devrait faire, de le mettre à notre service : « Si tu es Dieu, fais ceci ». « J’ai prié, et tu ne m’as pas exaucé… Tu n’as pas fait ma volonté, donc tu n’existes pas… ». Tentation de provoquer Dieu, de Le faire obéir à nos désirs. Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».

La tentation est une mise à l’épreuve, un examen, un test du croyant. Jésus, le fils de Dieu lui-même a été tenté, et nous aussi le serons à notre tour, comme il l’a dit « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur » (Mt10, 24). Comment nous pouvons vaincre ces tentations ?

Satan est l’adversaire de Dieu et de l’homme. Il est très malin et a une stratégie pour contre l’homme : il est très intelligent et connait bien nos faiblesses et à quel moment il va nous attaquer. Si on veut vaincre ces tentations, il faut apprendre de Jésus ces trois leçons :

1. Laissez l’Esprit Saint nous guider et nous conduire dans le désert avec Jésus.

2. Il faut jeuner et prier. Autrement dit il faut une vie de communion et de prière. (Mc 14, 38 ; Lc 22,34), passer du temps en la présence de Dieu pour résister aux pièges du diable. C’est important de s’éloigner de tout ce qui nourrit ou réveille la tentation.

3. En fin, la dernière leçon est intéressante : Jésus, en répondant au Tentateur, n’entre pas en dialogue, il répond aux trois défis seulement par la Parole de Dieu. Cela nous enseigne qu’avec le diable on ne dialogue pas, on ne doit pas dialoguer, on répond seulement par la Parole de Dieu. Il n’accepte aucun compromis avec le péché ni avec la logique du monde.

Profitons donc du Carême, comme d’un temps privilégié pour nous purifier, pour expérimenter la présence consolante de Dieu dans notre vie. 

Que l’intercession maternelle de la Vierge Marie, icône de fidélité à Dieu, nous soutienne dans notre chemin, en nous aidant à toujours rejeter le mal et à accueillir le bien.

BON DIMANCHE À VOUS TOUS !

23/02/2023

Homélie pour le Mercredi des Cendres

 

HOMÉLIE POUR LE MERCREDI DES CENDRES

22/02/2023

(Jl 2, 12-18 ; 2 Co 5, 20 – 6, 2 ; Mt 6, 1-6, 16-18)

Frères et sœurs,

Avec ce mercredi des cendres commence le temps du carême et notre marche vers Pâques. Célébrer chaque année le mercredi des cendres nous donne l’occasion de redécouvrir le sens du Carême et de le vivre d’une manière consciente et pleine.

Le mot Carême, faut-il le rappeler, signifie « quarante » (cf. en latin « Quadragesima ») et indique la longueur de cette marche : quarante jours. Ce chiffre nous rappelle le temps que le peuple d’Israël a passé dans le désert sur le chemin vers la terre promise et le temps que Jésus a passé dans le désert aux tentations de Satan. Ainsi en vivant ce temps de carême, le chrétien essaie d’imiter le Christ et commence l’entrainement au combat spirituel, c’est la manière de lui rendre plus proches de Dieu.

En ce jour, nous sommes tous invités à recevoir des cendres sur le front pour marquer notre entrée en carême. Les cendres sont faites avec les Rameaux bénis de l’année précédente. La cendre est là pour rappeler l’humilité, la fragilité et l’aspect mortel de l’homme évoqué dans la Genèse : « Car tu es poussière et tu retourneras dans la poussière » (3,19). Elle nous rappelle aussi l’image de l’homme qui s’éloigne de Dieu, qui refuse le dialogue et qui marche sur la route de la mort.

Cependant, Dieu ne nous abandonne jamais. Il nous appelle sans cesse à revenir à lui comme nous avons écouté dans la 1ère lecture, tirée du livre de Joël, le prophète Joël nous lance un appel pressant : “Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil”. Cet appel est toujours d’actualité. Nous vivons dans un monde qui oublie Dieu et se détourne de lui. On organise sa vie en dehors de lui. Ce Carême nous invite à revenir vers le Seigneur et à lui redonner la première place dans notre vie. Essayons donc de faire chaque soir un examen de conscience, et surtout cherchons l’occasion de nous confesser.

Qu’est -ce qu’on doit faire en ce temps de carême pour se convertir ?

La liturgie et surtout l’évangile d’aujourd’hui nous proposent 3 moyens : la prière, l’aumône et le jeûne.

Tout d’abord la prière. Elle nous permettra d’être en contact régulier avec Dieu et de découvrir sa volonté. Le carême nous invite à renouveler notre relation intime avec Dieu. Essayons donc tous les jours de prendre un petit temps de prière personnelle ou en famille ou avec la communauté. Par exemple : Faire un Chemin de Croix ou lire et méditer l’évangile quotidien, aller adorer le Christ dans l’Eucharistie chaque jeudi de Carême ; révisons notre manière de participer à la messe : arriver à l’église toujours avant la messe (au moins 10 ou 15 minutes), accompagner les enfants et les jeunes à l’église le dimanche...

Le 2ème moyen est l’aumône. C’est l’aide que je donne aux autres, cela peut être de l’argent ou du temps ; cela peut être de l’aide dans les devoirs, de partager quelque chose avec des personnes en besoin ou en difficulté sans forcément attendre un retour et toujours avec amour. Concrètement, essayons de s’engager avec la Caritas dans ma paroisse pour la visite aux familles en difficulté ou aux malades et aux personnes âgées ; prendre le temps de parler chaque jour avec une personne isolée ; participer à la chorale… 

Le 3ème moyen 4ème moyen est le jeûne. Il existe différentes sortes de jeûnes : non seulement le jeûne de la nourriture, mais le jeûne de télévision, d’alcool, de fumer, de magasinage inutile, de travail excessif, de ne pas dire de gros mots ou des paroles blessantes, etc. Le jeûne n’est pas de nous faire perdre quelques kilos, mais pour maitriser tous nos désirs corporels et pour nous libérer de l’instinct de posséder et d’accumuler inutilement, pour nous rappeler que nus nous sommes venus au monde et nus nous le quitterons. Nous ne pourrons prendre avec nous dans la tombe aucune de ces richesses accumulées avec tant d’effort. Ainsi, le Jeûne nous fera retrouver l'essentiel. Notons bien que « Le jeûne que le Seigneur préfère, c’est partager son pain avec l’affamé, aider ceux qui sont dans la misère, vêtir ceux qui n’ont pas de vêtements » (Is 58, 7).

Chez les catholiques, le jeûne n’est pas imposé aux moins de 18 ans et l’abstention de consommer de la viande n’est pas une obligation pour les jeunes moins de 14 ans.

En nous proposant ces 3 moyens, l’Église veut aussi nous rappeler que ce qui fait la valeur de la prière, de l’aumône et du jeûne c’est l’amour que nous y mettons. Alors pendant ce temps de Carême, essayons de faire ces efforts-là…

Frères et sœurs, en ce temps de carême laissons-nous réconcilier avec Dieu. « C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut » (2ème lecture). Prions les uns pour les autres, afin que ce Carême soit pour nous tous un temps de grâce qui nous permet de grandir dans l’amour de Dieu, des autres et de nous-mêmes. 

Bon Carême à tous et que Dieu nous bénisse et nous guide à travers nos déserts.

19/02/2023

Homélie pour le 7e Dimanche du TOA

 

HOMÉLIE POUR LE 7ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

(Lv 19, 1-2. 17-18 ; 1 Cor 3, 16-23 ; Mt 5, 38-48)

Frères et sœurs,

Alors qu’un adage bien connu affirme que la perfection n’est pas de ce monde, Jésus ose parler de perfection : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Mais de quelle perfection s’agit-il ?

Tout d’abord, ce n’est pas certainement d’une perfection qui proviendrait de notre nature humaine. Jésus nous donne la réponse : « Votre Père céleste est parfait ». En revanche, Jésus emploie le futur pour évoquer notre cheminement vers la perfection : « Vous serez parfaits ». Nous sommes pécheurs mais Dieu notre Père est notre perfection. Nous n’avons pas à nous regarder, mais à contempler le Seigneur, à nous réjouir de sa sainteté qui est le remède à notre imperfection. Ainsi par cette invitation, Jésus nous laisse une exhortation prophétique pleine d’espérance. Nos imperfections ne doivent plus être des sujets d’angoisse et de découragement, mais au contraire, des tremplins pour nous tourner vers le Seigneur pour le laisser parfaire en nos cœurs son œuvre de sanctification et de salut. Réjouissons-nous, le Christ-Jésus nous fait cette promesse : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». En Dieu, nous serons parfaits.

Deuxièmement cette perfection est une perfection d’amour dont saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens nous parlera si bien. C’est un amour qui prend patience ; qui rend service ; un amour qui ne jalouse pas ; qui ne se vante pas, qui ne se gonfle pas d’orgueil ; qui ne fait rien d’inconvenant ; qui ne cherche pas son intérêt ; un amour qui ne s’emporte pas ; qui n’entretient pas de rancune ; qui ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais qui trouve sa joie dans ce qui est vrai ; un amour qui supporte tout, qui fait confiance en tout, qui espère tout, qui endure tout (1 Co 13, 4-7). Tel est l’amour de Dieu pour tous les hommes et que déploie le Christ par toute sa vie. Et voilà que Jésus nous appelle à cette même perfection, à cette même sainteté.

Mais, est-il sérieusement possible d’aimer comme Jésus a aimé ? Comment humainement aimer nos ennemis, ceux qui nous ont fait du mal, ceux qui nous ont blessés. Comment être bon avec ceux qui ont été injustes avec nous, comment ne pas leur tourner le dos ? Cela semble être folie que d’imaginer pouvoir aimer ainsi. Et ça semble tout autant folie que d’entendre Jésus nous proposer ce chemin pour être alors vraiment les fils de notre Père qui est aux cieux. Serions-nous alors dans une impasse ?

Mais justement, dans sa lettre aux Corinthiens saint Paul nous encourage à oser cette folie. « Si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage

Aujourd’hui, le Christ nous invite à vivre le risque, la folie d'un amour qui ne mesure pas. Si nous nous engageons sur cette voie, si nous aimons tout le monde, en particulier les ennemies, nous serons le signe de l’amour de Dieu. 

Alors frères et sœurs, soyons fous et osons croire que ce chemin de perfection est aussi pour chacun de nous. « Ne savez-vous pas en effet que vous êtes un sanctuaire de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?» Puisque l’Esprit de Dieu habite en nous, alors en effet tout devient possible, même l’impossible.

Nous comprenons que la perfection d’amour, la sainteté à laquelle nous sommes appelés ne repose pas sur nos propres forces mais bien sur celle de l’Esprit qui habite en chacun de nous. Nous ne pouvons pas aimer par nous-mêmes, ou bien trop imparfaitement. Et cela à cause du péché originel et de notre péché personnel. « Pour les hommes c’est impossible mais à Dieu tout est possible.» Pour être parfaits comme notre Père est parfait, il faut toujours avoir l’Esprit du Seigneur en nous et nous laisser conduire par Lui. Car seul l’Esprit Saint fait les saints. « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.» (Rm 8, 14)

Nous voici donc invités à nous laisser conduire par l’Esprit de Dieu. Sous le souffle de l’Esprit de Dieu, les cœurs meurtris, les cœurs blessés, les cœurs morts deviennent des cœurs vivants, c’est-à-dire capables d’aimer avec douceur, de suivre la loi d’amour de Dieu qui est tout amour. Sous le souffle de l’Esprit nous devenons victorieux du mal en faisant le bien. Sous le souffle de l’Esprit nous devenons des artisans de paix. Au fond, on ne peut aimer vraiment sans l’Esprit de Dieu dont le rôle est justement de nous conformer à l’amour, de nous configurer à Jésus lui-même qui s’est donné jusqu’au bout par amour.

Voilà frères et sœurs le chemin de la sainteté véritable, le chemin de la perfection, c’est le chemin de l’amour. Alors, prions le Seigneur de nous donner toujours son Esprit Saint, son propre Amour pour qu’il nous transforme et nous apprenne ainsi à aimer comme Il nous aime. Amen.

12/02/2023

Homélie pour le 6e dimanche du TOA

 

HOMÉLIE POUR LE 6ème DIMANCHE DU T.O.A

15.02.2020

(Si 15, 15-20 ; 1 Co 2,6-10 ; Mt 5, 17-37)

Frères et sœurs,

Tous les textes de ce dimanche nous proposent de méditer sur le fait qu’être chrétien est un choix. Être disciple de Jésus c’est un choix car on choisit librement de suivre Jésus ou non.

Ce choix de suivre Jésus implique des responsabilités. C’est ce que la première lecture nous rappelle aujourd’hui justement. Cette lecture nous rappelle que Dieu nous laisse libre d’adhérer à lui ou pas. Il nous montre le chemin de la vie, il nous montre ce qui nous aidera à fleurir et à nous réaliser, mais il ne nous force pas, si nous ne voulons pas. Je reprends le texte : « La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix… Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu, étends la main vers ce que tu préfères ».

Pour guider l’homme dans ses choix, Dieu lui a donné sa Loi. C’est dans la fidélité à Dieu et l’obéissance à ses commandements que l’homme trouve le vrai bonheur. Comme le psaume 118 nous dit ce matin : « Heureux les hommes intègres en leurs voies qui marchent suivant la Loi du SEIGNEUR !». S’éloigner de lui, c’est, tôt ou tard, faire notre propre malheur.

Dans sa lettre aux Corinthiens, que nous lisons aujourd’hui, St Paul essaie de nous faire comprendre la distinction qu’il y a entre la sagesse du monde et la « sagesse du mystère de Dieu ». La sagesse du monde, c’est celle qui nous invite à réussir dans la vie, en étant le plus fort, le plus riche, le plus écouté ou le plus envié. Mais, dans cette logique, combien de personnes vont réussir, et combien de personnes seront laissées pour compte ? Au contraire, St Paul nous invite à réussir notre vie, en suivant une logique bien supérieure à la nôtre, en faisant une confiance totale à la sagesse de Dieu qui suit toujours la logique de l’Amour.

Dans l’Évangile, Jésus revient sur la loi qui a été transmise par Dieu aux anciens. Il affirme qu’il n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir. Il n'est ni un révolutionnaire qui veut tout changer, ni un conservateur qui ne veut rien changer. Ce qu’il veut faire c’est améliorer, compléter et parfaire la loi des anciens en montrant l’esprit qui anime tous les lois et les prophètes.

En réalité, Jésus ne dit pas le contraire de ce que Moïse a enseigné au peuple, il ne veut pas non plus abolir les lois et les prophètes et tous ses enseignements sont révélateurs de cet accomplissement. Ce que Jésus demande est de passer d’une observance extérieure de la loi à une observance intérieure. Pour les disciples de Jésus, l’important ne sera plus de respecter à la lettre un code de conduite mais de faire vivre dans toute la vie, et jusque dans le cœur et dans les pensées, la loi de l’amour pour Dieu et pour le prochain. Toutes les lois se résument en cette loi.

Ce que Jésus attend de nous, c’est une vie remplie d’amour : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait ». Voilà ce chemin que Jésus nous propose. Le pape François nous dit qu’on ne doit pas louer Dieu avec la même langue qui insulte notre frère. Cela ne se fait pas. Si nous voulons louer Dieu, nous devons tout faire pour nous mettre d’accord entre nous. Nous ne pouvons pas vivre en enfants de Dieu sans vivre ensemble comme des frères. Ce qui fera la valeur de notre vie c’est la qualité de notre amour pour tous ceux et celles qui nous entourent. C’est à cela que nous serons jugés.

Être chrétien – disciple et imitateur du Christ – c’est choisir une vie. Or, une vie ne s’enferme pas dans des interdits. Vivre en chrétien, c’est choisir l’amour – car Dieu est Amour. Que votre oui soit oui et que votre non soit non, il n’y a pas d’alternative ou de voie médiane.

Je ne peux pas dire oui au Seigneur et ne jamais prier, aller à la messe, vivre des sacrements et de l’Esprit Saint. Je ne peux pas dire oui à la vie et continuer à être raciste, menteur, égoïste, orgueilleux, avare, adultère, voleur, plein de haine, de violence et de refus de pardonner, car ma vie signifie que j’ai choisi le chemin de ma mort et contredit mon choix. Ma prière ne peut être exaucée si je suis dans la mort. Venir voir le prêtre ou Dieu sans rien changer à sa vie ne sert à rien.

Frères et sœurs, au cours de cette eucharistie, nous demanderons au Seigneur de nous donner sa Sagesse, de nous éclairer pour que nous puissions mieux comprendre ce choix qu'il met devant nous. Que nous puissions comprendre que sa Loi n'est pas un code de la route pour brimer et défendre, mais qu'elle est un appel à nous dépasser pour nous rapprocher de lui, pour aimer davantage. "Aime et fais ce que tu veux" disait déjà St Augustin, en effet, quand on aime il n'y a rien de petit même dans une loi, quand on aime il n'y a rien d'inutile, quand on aime il n'y a jamais rien de trop dur, de trop grand ni de trop beau. A notre baptême, par l'intermédiaire de nos parrains et marraines nous avons dit OUI à Dieu. Ce OUI nous l'avons fait nôtre à la confirmation. Que notre Oui reste Oui pour aller plus loin et plus profond dans cet amour qui nous relie à Dieu. Amen.

BON DIMANCHE À TOUTES ET À TOUS !

08/02/2023

Homélie pour le 5e Dimanche du TOA

 

HOMÉLIE POUR LE 5ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNÉE A

Messe du Renouvellement des Engagements des Catéchètes

05.02.2023

(Is 58, 7-10 ; 1 Co 2, 1-5 : Mt 5, 13-16)

Chers frères et sœurs,

Tous les textes bibliques que la liturgie nous propose en ce dimanche sont remplis de lumière. Cela nous fait penser à une épiphanie.

Avec le prophète Isaïe, c’est la lumière du juste qui « partage son pain avec celui qui a faim, qui accueille le pauvre, qui couvre celui qui est sans vêtement ». C’est la lumière de la charité. « Si tu fais disparaitre chez toi le joug, ta lumière se lèvera dans les ténèbres ». C’est la lumière de la justice. Cette lumière de la justice et de la charité fait accourir Dieu dans nos cœurs et dans notre monde : « Alors si tu appelles, le Seigneur répondra, si tu cries, il dira : ‘’Me voici’’ »

Avec le psalmiste, c’est la lumière des cœurs droits : « Lumière des cœurs droits, le juste s’est levé dans les ténèbres », avons-nous chanté.

Avec St Paul, c’est la lumière du Juste, par excellence : « Jésus-Christ, Messie crucifié » qui se donne à voir à travers le langage d’humilité de l’apôtre. C’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestent dans la faiblesse

Avec l’Evangile, c’est la lumière de tout homme : « Vous êtes la lumière du monde »

Pas seulement, vous deviendrez la lumière, mais vous êtes. Créés à l’image de Dieu, « Amour et lumière », nous sommes lumière. C’est l’attestation de la dignité profonde de notre humanité. Nous le savons, la lumière du soleil brille toujours sauf s’il y a des nuages. Mais, nous le savons aussi, même derrière les nuages, la lumière est là. Même derrière des crimes, la lumière de chaque homme demeure.

Jésus veut que les chrétiens soient des fils et des filles de lumière dans un monde souvent rempli d’obscurité. Tenir notre flamme allumée devient donc une conquête journalière. Si elle s’éteint, nous pouvons la rallumer à la flamme du Christ, symbolisé dans nos églises par le cierge pascal.

Notre foi sert donc à donner de la saveur à la vie et apporte un peu de lumière et de chaleur aux ténèbres autour de nous. Si le chrétien n'est plus du sel pour un monde souvent fade et sans saveur, s’il n’est pas une petite lumière pour éclairer les ténèbres, il ne sert à rien.

Pas seulement, vous êtes la lumière, mais « que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux ». Par cette parole, le Christ nous invite à agir ainsi non pas pour notre gloire personnelle mais pour la gloire de Dieu. Ce n'est ni la gloire de la communauté, ni celle de l'Église qu'il nous faut rechercher, mais toujours et uniquement la gloire de Dieu. Cela veut aussi dire que ce n’est pas nous qui agissons dans le cœur des gens ; c’est le Christ qui agit en nous et par nous. Il nous envoie son Esprit Saint pour que notre témoignage porte du fruit. Ce qui nous est demandé comme à Paul, c’est de nous effacer devant celui que nous montrons. Si nous recherchons l’admiration, la considération et la popularité, nous faisons fausse route. 

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, c’est le même appel que Jésus redit à chacun de nous qui sommes rassemblés autour de lui. C’est à nous, disciples du Christ, d’être des reflets authentiques de la vie et de l’enseignement de Jésus. Il nous confie d’être ce qu’il est lui-même “lumière du monde”. C’est toute la communauté chrétienne qui est appelée à devenir “lumière des peuples”. Il s’agit pour nous de nous engager activement dans des actions de salut, de libération et de défense des pauvres, et surtout dans les activités et les services de la paroisse.

En écoutant ce message, nous pensons bien sûr à ceux qui exercent un ministère dans l’Église : les catéchistes. Ils sont amenés à proclamer explicitement le message de l’Évangile. Mais il y a une autre forme de témoignage qui peut se passer des mots de la foi : c’est celle du rayonnement de la vie. Avant d’écouter les chrétiens, on les regarde vivre. S’ils ont le sens de l’accueil, du partage et de la solidarité, leur vie parlera plus que leurs paroles.

Que nos sociétés brillent de justice, portés par des chefs d’état dignes de ce nom ! Notre pape François a fait briller cette semaine la lumière sur la République Démocratique du Congo

Que nos familles brillent, quand chacun met en valeur les dons des autres !

Que notre paroisse brille devant les hommes, comme communauté de foi et de charité !

Je voudrais maintenant m’adresser aux catéchètes, qui dans quelques minutes, vont renouveler leurs engagements dans la catéchèse.

La première chose que je voudrais vous dire est de souligner combien votre tâche est importante à l’intérieur de la mission de l’Église, et que cette importance transcende les difficultés petites ou grandes que vous pouvez rencontrer semaine après semaine dans le travail catéchétique. La grande mission de l’Église est d’annoncer l’amour de Dieu pour les hommes et d’ouvrir des portes, pour que le plus grand nombre possible de nos contemporains puissent connaître cet amour et s’en réjouir. Or, c’est aussi la fonction principale de la catéchèse.

Pour être catéchiste, la première qualification est d’être chrétien et d’essayer de le vivre du mieux possible. Ceci passe par votre propre investissement pour accueillir et méditer la Parole de Dieu, par votre engagement dans la prière personnelle et votre participation à la vie de l’Église.

Rappelez-vous que vous n’êtes pas des enseignants, vous n’êtes pas des professeurs de géographie ou de sciences de la nature. Vous êtes des guides et des témoins de la présence et de l’amour de Dieu. Si votre ministère porte du fruit, c’est grâce à l’action du Christ. C’est lui qui agit dans le cœur de ceux et celles qui entendent sa parole. Ce qui nous est demandé comme à Paul dans la 2è lecture, c’est de nous effacer devant celui que nous annonçons. C’est en essayant d’accomplir cette mission que vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde.

Frères et sœurs,

En ce jour du Seigneur, prions les uns pour les autres, afin que la grâce nous soit donnée de dépasser nos faiblesses et nos peurs pour être toujours des révélateurs de l’Amour et la Lumière de Dieu. Amen.

BON DIMANCHE À TOUTES ET À TOUS!